Publié le 2 décembre 2025 à 07h33 (mise à jour). L’élection présidentielle au Honduras est suspendue à un fil après un décompte serré des voix, où deux candidats se disputent la victoire avec une différence minime de 515 suffrages. L’intervention de l’ancien président américain Donald Trump dans cette campagne a également suscité l’attention.
- Nasry Asfura, du Parti national, et Salvador Nasralla sont au coude à coude, avec une avance très faible pour Asfura.
- Des problèmes techniques avec le système de comptage en ligne ont alimenté le mécontentement et les critiques.
- Donald Trump a apporté son soutien à Asfura et a menacé de couper l’aide américaine au Honduras si son candidat perdait.
Le décompte des voix pour l’élection présidentielle hondurienne du 30 novembre est bloqué. Les résultats préliminaires indiquent une légère avance pour Nasry Asfura, candidat du Parti national, soutenu par l’ancien président américain Donald Trump, face à Salvador Nasralla. Les deux hommes sont séparés par seulement 515 voix, selon les dernières informations.
Reuters avait rapporté précédemment que, après le dépouillement de 56 % des bulletins, Nasry Asfura, 67 ans, ancien maire de Tegucigalpa, obtenait 40 % des voix, soit une avance de 4 100 voix sur Salvador Nasralla, candidat du Parti libéral. Nasralla recueillait 39,78 % des suffrages. Rixi Moncada, candidate du Parti Libre et de la Reconstruction (Libre) au pouvoir, se positionnait en troisième place avec 19,18 % des voix.
L’écart entre les deux candidats s’est considérablement réduit. Selon Bloomberg News, après le dépouillement de 57 % des voix, Asfura devançait légèrement l’ancien présentateur sportif et vice-président Nasralla. Les autorités électorales honduriennes ont confirmé une situation d’égalité technique, avec seulement 515 voix séparant les deux prétendants à la présidence.
Le Honduras a organisé une élection présidentielle le 30 novembre. Les premières données publiées dans la journée laissaient entrevoir un écart plus important entre les candidats en tête, avec une différence de 2 points de pourcentage.
Le candidat qui obtiendra la majorité simple gouvernera le Honduras de 2026 à 2030.
La présidente sortante, Xiomara Castro, a relayé un message de son mari, l’ancien président Manuel Zelaya, via une plateforme sociale.
Ce matin, des dysfonctionnements sont survenus avec le système en ligne chargé de publier les résultats actualisés, exacerbant le mécontentement lié à l’élection. Le site web a été inaccessible pendant de longues périodes, suscitant des critiques de la part des médias locaux.
Avant le scrutin, Donald Trump est intervenu de manière significative dans cette campagne très disputée, publiant une série de messages sur les réseaux sociaux pour exprimer son soutien à Asfura. Il a affirmé qu’il pourrait collaborer avec Asfura pour lutter contre le trafic de drogue et a menacé de suspendre l’aide américaine au Honduras si Asfura ne gagnait pas :
« S’il ne gagne pas, les États-Unis ne jetteront plus d’argent dans le gouffre. »
Donald Trump, ancien président américain
Le 28 novembre, Trump a également annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández. Hernández, en fonction de 2014 à 2022, purge actuellement une peine de 45 ans de prison aux États-Unis pour trafic de drogue et possession illégale d’armes à feu. Il est également affilié au Parti national conservateur.
Avant les élections, Asfura et Nasralla avaient tous deux exprimé la possibilité de rétablir les relations diplomatiques avec Taïwan en cas de victoire. Le Honduras a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan en 2023. Un rétablissement des liens avec Taïwan constituerait un revers diplomatique majeur pour la Chine en Amérique centrale, après des décennies.
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