Publié le 3 décembre 2025 à 08h36 (mis à jour à 08h36). L’élection présidentielle hondurienne s’annonce extrêmement serrée, avec un duel acharné entre Salvador Nasralla, du Parti libéral, et Nasry Asfura, du Parti national, les deux candidats affichant des scores très proches au fur et à mesure du dépouillement.
- Salvador Nasralla, du Parti libéral, est actuellement en tête avec 40,13 % des voix, devançant de peu Nasry Asfura, du Parti national, qui recueille 39,71 % des suffrages.
- L’écart entre les deux candidats pro-Taïwan ne représente que 8 888 voix, rendant le résultat incertain.
- La Commission électorale nationale a appelé au calme les acteurs politiques et les médias, alors qu’une panne technique affecte la publication des résultats préliminaires.
Le dépouillement des voix au Honduras est en cours et révèle une course à la présidence particulièrement disputée. Selon les derniers chiffres disponibles, Salvador Nasralla, candidat du Parti libéral (PL), s’est temporairement placé en tête avec 844 432 voix, représentant 40,13 % du scrutin. Il devance Nasry Asfura, du Parti national (PN), qui a obtenu 835 544 voix, soit 39,71 %.
L’écart entre les deux candidats, tous deux favorables à un rétablissement des relations diplomatiques avec Taïwan, est minime, avec seulement 8 888 voix séparant les deux hommes. Cette situation contraste avec les premières tendances qui donnaient une légère avance à Asfura, où l’écart n’était que de 515 voix.
La candidate du Parti de la liberté et de la reconstruction (Libre), Rixi Moncada, est actuellement en troisième position avec 395 540 voix (19,13 %), un score inférieur aux prévisions des sondages qui la plaçaient en tête face aux candidats conservateurs.
Face à l’incertitude et aux tensions, la Commission électorale nationale (CNE) a lancé un appel au calme. La présidente de la commission, Ana Paola Hall, a déclaré lors d’une conférence de presse :
« Nous appelons les hommes politiques et les médias à rester calmes. Nous comprenons que tout le monde souhaite connaître les résultats définitifs le plus rapidement possible, mais cela ne doit pas affecter notre travail. »
Ana Paola Hall, présidente de la Commission électorale nationale
La CNE a également indiqué qu’ASD SAS, la société en charge de la publication des résultats préliminaires, rencontrait des problèmes techniques. Des sources officielles ont précisé que l’entreprise avait signalé des difficultés à traiter les données provenant de certaines circonscriptions.
Un « espace public temporaire » a été mis en place pour permettre aux médias et aux partis politiques de consulter les informations préliminaires sur le dépouillement, mais la commission électorale n’a pas accepté de répondre aux questions des journalistes lors de la conférence de presse.
Cette élection hondurienne suscite un intérêt particulier, notamment en raison des déclarations des candidats du Parti national et du Parti libéral qui ont promis, en cas de victoire, de rétablir les relations diplomatiques avec Taïwan. Le gouvernement actuel de Xiomara Castro a rompu ces liens en 2023 pour établir des relations avec la Chine. Un retour à Taïwan représenterait un revers diplomatique pour Pékin en Amérique centrale, une situation qui n’était pas survenue depuis 1990, lorsque Violeta Chamorro, alors présidente du Nicaragua, a rétabli les relations avec Taïwan.
Selon l’Agence France-Presse, la course serrée entre deux candidats de droite pourrait indiquer une orientation politique plus conservatrice en Amérique latine. Agence France-Presse
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