Publié le 1er janvier 2026. L’année 2026 s’annonce comme un tournant pour les marchés financiers, avec des perspectives de croissance soutenues par des facteurs tels que la faiblesse des prix de l’énergie et la solidité des entreprises, mais aussi des incertitudes liées à la politique américaine et à l’inflation.
- Filippo Casagrande, directeur des investissements de Generali Investments, anticipe une croissance mondiale favorisée par des prix de l’énergie bas et des bénéfices d’entreprises robustes.
- L’évolution du marché du travail américain et les potentielles mesures expansionnistes de l’administration Trump sont des éléments clés à surveiller.
- L’Europe affiche une dynamique positive, avec une accélération de la croissance allemande et des politiques budgétaires expansionnistes.
Selon Filippo Casagrande, l’année 2025 s’est terminée sur une note macroéconomique positive. La croissance aux États-Unis a montré des signes de reprise après un premier trimestre difficile, et la guerre commerciale semble s’être apaisée sans conséquences majeures pour les principaux pays exportateurs. Cependant, l’état du marché du travail américain reste une source d’inquiétude, avec une augmentation lente mais régulière du chômage en 2025.
Plusieurs facteurs devraient soutenir la croissance en 2026, notamment la faiblesse des prix de l’énergie, la solidité des bénéfices des entreprises et d’éventuelles mesures budgétaires expansionnistes de l’administration Trump à l’approche des élections de mi-mandat. La tendance de l’inflation reste toutefois à surveiller, les chiffres américains récents étant à prendre avec prudence en raison de l’impact des confinements sur la collecte des données.
Concernant les États-Unis, M. Casagrande souligne que le pays se trouve toujours dans un scénario d’inflation supérieure à la moyenne, en raison de la rigidité de l’inflation des services, qui dépasse encore les 3 %. Cet environnement est favorable aux actifs réels et pourrait continuer à soutenir le marché boursier, aidé par la reprise de la liquidité suite à la décision de la Réserve fédérale de mettre fin au resserrement quantitatif et de reprendre l’achat de bons du Trésor.
« Le marché boursier peut continuer à bénéficier de ces facteurs, aidés également par une reprise de la liquidité suite à la décision de la Fed de mettre fin au resserrement quantitatif et rétablir l’achat de bons du Trésor. »
Filippo Casagrande, directeur des investissements de Generali Investments
En Europe, la dynamique est également rassurante, avec une accélération de l’économie allemande après plusieurs trimestres de stagnation. Les politiques budgétaires expansionnistes décidées par Berlin devraient commencer à porter leurs fruits en 2026, soutenant ainsi l’ensemble de l’économie de la zone euro. La baisse des taux de la Banque centrale européenne et la diminution des prix de l’énergie constituent également des éléments de soutien importants.
En ce qui concerne les investissements, Generali Investments privilégie les actions américaines, de la zone euro et des pays émergents. L’entreprise continue également de surpondérer les thèmes structurels tels que les valeurs aurifères, le secteur européen de la défense, les banques européennes et le secteur technologique américain. La sélection de titres individuels est de plus en plus importante dans le secteur de l’intelligence artificielle, en particulier pour les entreprises capables de générer des liquidités.
L’entreprise confirme également sa préférence pour les BTP italiens, récompensée par la politique budgétaire prudente du gouvernement italien, et reste plus prudente sur les obligations d’État françaises, compte tenu des risques liés à la mise en œuvre des mesures d’austérité nécessaires pour réduire le déficit public.
Enfin, Generali Investments anticipe une approche différente des politiques monétaires entre la Fed et la BCE. Alors que le marché prévoit quelques baisses de taux aux États-Unis en 2026, cette attente n’existe plus pour la BCE, en raison de la bonne performance de l’économie européenne et d’une inflation proche de l’objectif, bien que persistant dans la composante services.
