Publié le 7 octobre 2025. Un rapport du Congrès américain révèle une faille dans les efforts visant à freiner l’accès de la Chine aux technologies de pointe en matière de semi-conducteurs, malgré les restrictions d’exportation.
- La Chine a dépensé 38 milliards de dollars (environ 35 milliards d’euros) en équipements de fabrication de semi-conducteurs en 2023, sans enfreindre les réglementations en vigueur.
- Des entreprises non américaines continuent de vendre à la Chine des équipements que les États-Unis interdisent à leurs propres sociétés d’exporter.
- Le rapport préconise une interdiction plus large de la vente d’équipements de fabrication de semi-conducteurs à la Chine, impliquant tous les alliés des États-Unis.
Les tentatives américaines de limiter la capacité de production de semi-conducteurs en Chine, motivées par des préoccupations de sécurité nationale, se heurtent à une réalité complexe : des réglementations divergentes entre les États-Unis, le Japon et les Pays-Bas permettent à des fabricants étrangers de contourner les restrictions imposées aux entreprises américaines. Selon un rapport du Comité spécial de la Chambre des représentants des États-Unis sur la Chine, Pékin a pu acquérir pour 38 milliards de dollars d’équipements de fabrication de semi-conducteurs avancés l’année dernière, sans violer la loi.
Ce chiffre représente une augmentation de 66 % par rapport à 2022, année où de nombreuses restrictions à l’exportation de dispositifs semi-conducteurs ont été mises en place. Les entreprises chinoises se sont notamment approvisionnées auprès de cinq principaux fournisseurs mondiaux : Applied Materials (Amat.o), Lam Research (Lrcx.o), KLA (Klac.o), ASML (Asml.as) et Tokyo Electron (8035.t). Ces achats représentent près de 39 % du total des ventes de ces entreprises.
Mark Doherty, président de l’US Corporation à Tokyo Electron, a déclaré dans une interview que les ventes de l’industrie en Chine commençaient à ralentir cette année, en raison des nouvelles réglementations, et a exprimé son souhait de voir une coopération accrue entre les gouvernements japonais et américain.
Le rapport souligne la nécessité d’une approche plus coordonnée entre les alliés, allant au-delà d’un simple embargo ciblant certains fabricants de semi-conducteurs chinois. Il préconise une extension des réglementations, incluant les composants qui pourraient être utilisés dans la production d’équipements de fabrication de semi-conducteurs à l’intérieur de la Chine.
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