Publié le 25 décembre 2025 04:03:00. Un homme a été rejugé par le tribunal judiciaire de Cahors pour des violences commises à Gramat en août 2023, après un jugement rendu par défaut. Il a reconnu les faits, plaidant la confusion et l’énervement.
- Un homme a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour avoir jeté un verre sur une personne, lui causant une blessure à la pommette.
- L’affaire s’est déroulée lors d’une soirée à Gramat, en août 2023, et a été rejugée le 19 décembre 2025.
- Le prévenu, qui comparaissait sans avocat, a invoqué un contexte tendu et des comportements qu’il jugeait inacceptables.
Le tribunal judiciaire de Cahors a examiné, vendredi 19 décembre 2025, une affaire de violences avec arme par destination survenue à Gramat (Lot) le 4 août 2023. Le prévenu, absent de conseil, a admis sa responsabilité dès l’ouverture de l’audience.
Les faits se sont produits lors d’une soirée entre particuliers. L’ambiance, décrite comme alcoolisée, a dégénéré suite à des tensions concernant une femme présente. À la barre, l’accusé a expliqué avoir été profondément affecté par des propos qu’il a entendus à l’encontre de sa compagne.
« J’étais énervé »
Le prévenu
, a-t-il déclaré aux juges, cherchant à expliquer son geste.
La situation a basculé lorsqu’il a lancé un verre en direction d’un autre convive. Le projectile a atteint la victime en plein visage, lui infligeant une plaie profonde à la pommette gauche. Les gendarmes, alertés, ont découvert la victime blessée et ensanglantée. Le prévenu s’est ensuite présenté à la gendarmerie, torse nu et en état d’ébriété. Le témoignage d’une personne présente lors de la soirée a corroboré le récit des faits.
« Si vous pouvez juste m’éviter la prison »
Devant le tribunal, le prévenu n’a rien contesté. Il a confirmé avoir jeté le verre, comme il l’avait déjà reconnu lors de son interrogatoire, et a assumé l’entière responsabilité de ses actes.
« Je sais quand je me sers de mes poings, je peux faire très mal. Je veux pas vous faire perdre de temps. Je reconnais »
Le prévenu
, a-t-il répété, espérant obtenir une peine alternative à l’emprisonnement. Il a demandé aux juges de prendre en compte sa prise de conscience et de lui accorder une peine qui lui permettrait d’éviter la prison.
« Si vous pouvez juste m’éviter la prison »
Le prévenu
.
Dans ses explications, il a évoqué un malaise plus profond, affirmant avoir été choqué par certains comportements qu’il jugeait inacceptables. Ces déclarations ont suscité une vive réaction de la part de la partie civile. L’avocat de la victime a tenu à rectifier certaines affirmations entendues à l’audience.
« On explique que des hommes violentent les femmes en les droguant, mais il n’a jamais été question de ça »
L’avocat de la partie civile
, a-t-il souligné, dénonçant des insinuations sans fondement.
L’avocat a rappelé que, quelles que soient les tensions invoquées, la violence du geste était indéniable. Il a insisté sur les conséquences pour son client, qui conserve des séquelles esthétiques et pourrait souffrir d’un préjudice permanent. Une expertise médicale a été demandée afin d’évaluer l’étendue de ces dommages.
Le prévenu a exposé aux juges une situation personnelle instable et a reconnu des antécédents d’addiction. Il a admis consommer de l’alcool, bien qu’il affirme avoir réduit sa consommation. Il a en revanche déclaré avoir cessé de consommer des stupéfiants depuis plusieurs années. Son casier judiciaire révèle trois condamnations antérieures, principalement pour des infractions routières.
Le procureur de la République a rappelé que les faits étaient caractérisés et reconnus, relevant des violences avec arme par destination. Il a requis une peine de prison avec sursis, assortie d’obligations de soins et de recherche d’emploi, ainsi qu’une interdiction de port d’arme. Après délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à cinq mois d’emprisonnement avec sursis. Sur le plan civil, une expertise médicale a été ordonnée. L’audience sur les intérêts civils a été fixée au 10 juin 2026. Le prévenu devra également verser 960 euros au titre d’une consignation, 800 euros de provision et 800 euros supplémentaires pour les frais d’avocat.
