Tokyo – Les frappes militaires américaines contre le Venezuela, début novembre, ont suscité des interrogations au sein du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon. Les législateurs du parti ont demandé au gouvernement de clarifier sa position sur ces opérations, lors d’une réunion tenue vendredi.
La demande de clarification a été adressée au gouvernement lors d’une réunion interne au PLD. Un responsable du ministère des Affaires étrangères présent à cette réunion s’est cependant refusé à fournir une évaluation juridique des frappes, qui ont été contestées par certains pays au regard du droit international. « Nous souhaitons éviter de tirer des conclusions hâtives », a-t-il déclaré.
Au cours de cette même réunion, les participants ont également abordé d’autres questions de politique étrangère, notamment l’interdiction imposée par la Chine aux exportations de biens à double usage vers le Japon, ainsi que le développement du champ gazier chinois en mer de Chine orientale.
Kei Takagi, chef de la division des Affaires étrangères du PLD, a déclaré aux journalistes après la réunion que ces actions chinoises « ne sont pas autorisées dans la pratique internationale ». À ce stade, le gouvernement japonais n’a pas formulé de commentaire officiel plus approfondi sur ces sujets.

