Florence s’engage à améliorer l’accompagnement des personnes sortant de prison et à faire pression sur le gouvernement central pour une meilleure gestion du centre pénitentiaire de Sollicciano. Une table permanente de concertation, lancée par la municipalité, vise à coordonner les efforts d’inclusion et à répondre aux préoccupations soulevées concernant la situation des détenus étrangers.
La priorité affichée par la municipalité florentine est de garantir une transition plus douce pour les détenus à leur libération. « Créer les conditions pour accompagner le détenu à sa sortie de prison est ce qui nous a semblé le plus nécessaire », a déclaré Nicola Paulesu, conseiller social du Palazzo Vecchio.
Cette table permanente, initiée par la maire Sara Funaro fin 2023, s’est réunie pour la première fois hier et se réunira à nouveau le 27 février. Elle réunira, à terme, des représentants des services municipaux, de l’administration pénitentiaire, et des associations. La première réunion a rassemblé Giancarlo Parissi, le garant municipal des détenus (photo), ainsi que des membres des services internes et externes de la prison.
Cependant, des critiques émergent quant au manque d’implication des autorités nationales. Giancarlo Parissi souligne que le dysfonctionnement du système relève de la responsabilité politique et déplore un manque d’intérêt de la part du gouvernement central. Il a également mis en lumière une situation préoccupante concernant les détenus étrangers : « Sur environ 350 étrangers présents à Sollicciano, 300 sont sans permis de séjour. J’ai demandé à la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) pourquoi tous les étrangers sans titre de séjour étaient acheminés ici, mais je n’ai reçu aucune réponse. »
Edoardo Amato, président de la commission des politiques sociales (Parti Démocrate), a également exprimé son mécontentement envers la DAP. Il a révélé que la commission avait sollicité, il y a trois mois, l’autorisation de visiter Sollicciano, mais qu’elle attend toujours une réponse. « Nous devons exercer une pression politique sur le gouvernement pour qu’il intervienne rapidement et corrige une situation qui est devenue intenable », a-t-il insisté.
La municipalité florentine poursuit donc une double approche : améliorer les conditions de détention à Sollicciano et exiger des mesures concrètes de la part du gouvernement national pour résoudre les problèmes structurels et garantir une meilleure prise en charge des détenus.
