Publié le 1er décembre 2025 à 18h50 (mis à jour le 1er décembre 2025 à 18h50). Des négociations intensives se déroulent à Miami et Paris pour tenter de trouver un accord de paix en Ukraine, tandis que Moscou continue de gagner du terrain sur le champ de bataille.
- Des progrès significatifs ont été réalisés lors des négociations américano-ukrainiennes à Miami, mais des points de friction subsistent.
- Emmanuel Macron a reçu Volodymyr Zelensky à Paris et a plaidé pour une participation européenne accrue à tout plan de paix.
- L’armée russe a réalisé ses plus importants gains territoriaux en Ukraine en novembre dernier.
Les pourparlers à Miami, impliquant le négociateur en chef ukrainien Rustem Umerov et l’émissaire spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, ainsi que Marco Rubio et Jared Kushner, s’appuient sur un plan américain initial visant à mettre fin au conflit. Ce plan, initialement perçu comme favorable à la Russie, a été remanié en faveur de l’Ukraine lors de discussions précédentes à Genève, en Suisse, avec la participation de dirigeants européens.
Umerov, qui a occupé le poste de ministre de la Défense ukrainien jusqu’en juillet et dirige actuellement le Conseil de sécurité nationale, a qualifié la première phase des discussions de « productive et réussie » sur les réseaux sociaux. Cependant, les négociations se sont avérées « difficiles », notamment en ce qui concerne les questions territoriales.
À Paris, Emmanuel Macron a souligné l’importance d’une implication européenne dans tout futur accord de paix.
« Un tel plan ne peut être décidé que si les Européens sont à la table »
Emmanuel Macron, Président français
Il a également remercié les États-Unis pour leur rôle de médiateur. Volodymyr Zelensky a, de son côté, appelé à des discussions avec Donald Trump sur des « questions clés » encore en suspens, insistant sur la nécessité d’éviter que la Russie ne soit récompensée pour son agression.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a également souligné l’importance d’un consensus entre l’Europe et les États-Unis pour parvenir à une paix durable en Ukraine, saluant l’attitude « toujours constructive » de Zelensky dans les négociations. Elle a exprimé l’espoir que la Russie apportera une contribution concrète à un accord.
Parallèlement à ces efforts diplomatiques, la situation sur le terrain reste préoccupante. L’armée russe a progressé en novembre, conquérant 701 kilomètres carrés (environ 700 km²) de territoire ukrainien, soit la plus forte augmentation depuis novembre 2024 (725 km²). Fin novembre, la Russie occupait 19,3 % du territoire ukrainien, dont environ 7 % étaient déjà sous son contrôle avant l’invasion à grande échelle de février 2022.
Une semaine d’efforts diplomatiques intenses s’annonce, avec une rencontre prévue mardi entre Steve Witkoff et le président russe Vladimir Poutine à Moscou, et une visite du secrétaire américain à la Défense, Dan Driscoll, à Kiev dans les prochains jours.
