L’affaire a pris une tournure plus sombre : deux des trois frères Alexander, des courtiers immobiliers de luxe new-yorkais, sont désormais accusés d’agression sexuelle sur une femme qui n’était pas en état de consentir. Ces nouvelles accusations interviennent à quelques semaines du début du procès fédéral pour un vaste réseau de trafic sexuel qui les vise depuis décembre 2024.
Oren et Alon Alexander sont soupçonnés d’avoir commis cette agression en janvier 2012 à bord d’un navire de croisière battant pavillon bahaméen, alors qu’il se trouvait en croisière et revenait aux États-Unis. Cette accusation s’ajoute à un acte d’accusation plus large qui vise également leur frère aîné, Tal Alexander, et pour lequel les trois hommes sont actuellement en détention à New York.
Les procureurs fédéraux affirment que les frères Alexander, en collaboration avec d’autres, ont orchestré un complot s’étendant sur une décennie, consistant à droguer et à agresser sexuellement des femmes à Miami, New York et dans les Hamptons. Les frères Alexander ont toujours nié ces allégations.
Lors d’une audience récente, Zach Intrater, l’avocat d’Oren Alexander, a souligné la gravité de la situation, déclarant au juge : « La vie de ces hommes est en jeu ». La juge Valérie Caproni a cependant rejeté cet argument, insistant sur le sérieux des accusations.
Les procureurs ont admis une omission dans l’acte d’accusation – le mot « sciemment » – et ont annoncé leur intention de déposer un nouvel acte pour corriger cette erreur. Ils accusent les frères d’avoir utilisé leur richesse et leur influence pour attirer des femmes vers des voyages, des fêtes et des rencontres privées, avant de les agresser.
Les avocats de la défense ont contesté la validité de l’accusation, arguant qu’elle ne prouve pas que les frères savaient que la victime était incapable de donner son consentement. Ils estiment que l’accusation actuelle est juridiquement déficiente et qu’elle utilise à tort des lois différentes pour le même incident présumé.
Par ailleurs, la juge Caproni a autorisé certaines victimes présumées à témoigner de manière anonyme, malgré l’opposition de la défense. Le procès, qui pourrait durer jusqu’à fin février ou début mars, débutera par la sélection du jury le 20 janvier et le témoignage des parties le 26 janvier.
Selon les documents judiciaires, les frères Alexander et leurs complices présumés attiraient leurs victimes en leur promettant des expériences luxueuses et l’accès à des événements exclusifs. L’affaire inclut également des allégations impliquant au moins une victime mineure.

