Publié le 2024-02-29 14:30:00. Au-delà des images par seconde, la réactivité d’un jeu vidéo dépend crucialement de la latence, ce délai entre l’action du joueur et sa manifestation à l’écran. Comprendre et réduire cette latence est devenu un enjeu majeur pour une expérience de jeu optimale.
- La latence du système, ou latence de bout en bout, est le temps qui s’écoule entre un clic de souris et l’affichage de l’action correspondante sur l’écran.
- Des technologies comme Nvidia Reflex visent à minimiser la latence en synchronisant les différents composants de la chaîne graphique, sans nécessairement augmenter le nombre d’images par seconde (fps).
- La latence est influencée par de nombreux facteurs, allant de la souris et du clavier à la carte graphique et aux réglages du jeu, et peut être mesurée précisément avec des outils comme LDAT de Nvidia.
Lorsque l’on parle de performance dans les jeux vidéo, le nombre d’images par seconde (fps) est souvent le premier indicateur auquel on pense. Plus le nombre de fps est élevé, plus le jeu paraît fluide et agréable. Cependant, les fps ne racontent qu’une partie de l’histoire. Ils mesurent la vitesse à laquelle l’ordinateur traite et affiche une nouvelle image, mais ne disent rien sur le temps nécessaire pour que cette image parvienne réellement aux yeux du joueur.
Récemment, des fonctionnalités comme Nvidia Reflex ont gagné en popularité. Leur objectif n’est pas d’augmenter le nombre de fps, mais de réduire la latence. Ces technologies cherchent à mieux synchroniser la transmission de l’image entre les différents composants de l’ordinateur, éliminant ainsi les délais qui peuvent parfois atteindre plusieurs dizaines de millisecondes.
Mais la latence ne dépend pas uniquement de la puissance de l’ordinateur. D’autres éléments entrent en jeu, tels que la souris, le clavier, le moniteur, les délais liés aux ports USB ou encore les pilotes de la carte graphique. Tous ces facteurs contribuent à la sensation finale de réactivité du jeu.
Latence du système : décortiquer le délai
La latence du système, également appelée latence de bout en bout ou latence clic-photon, représente le temps total entre le moment où le joueur effectue une action (par exemple, un clic de souris) et le moment où cette action est visible à l’écran. C’est cet indicateur qui reflète le mieux l’expérience de jeu.
Cette latence globale peut être décomposée en trois composantes principales : la latence du périphérique d’entrée (souris, clavier), la latence de l’ordinateur et la latence de l’affichage. La latence de l’ordinateur correspond au temps nécessaire au processeur pour préparer les données de l’image, à leur passage dans la file d’attente de rendu, puis à leur traitement par la carte graphique. La file d’attente de rendu peut être comparée à une salle d’attente où l’image préparée par le processeur attend son tour avant d’être traitée par la carte graphique.
C’est à ce niveau que Nvidia Reflex intervient, en optimisant et en accélérant ce processus. Dans les jeux gourmands en ressources graphiques, où le traitement de l’image prend du temps, cette technologie peut réduire significativement la latence. Cependant, pour les jeux atteignant des fps très élevés, l’amélioration apportée par Reflex est moins perceptible.
Il est important de noter que la latence n’est pas une valeur fixe. Pour la mesurer, on effectue généralement une centaine de « clics » et on mesure le temps de réponse de l’image sur l’écran en millisecondes. On calcule ensuite la moyenne de tous les résultats. En plus de la moyenne, on affiche également l’écart type, qui indique la variabilité de la latence. Les valeurs minimales et maximales mesurées permettent également d’avoir une idée précise de l’expérience de jeu.
L’objectif est donc de comprendre comment tous ces éléments affectent l’expérience de jeu. Des mesures de latence seront réalisées sur différentes souris, moniteurs, cartes graphiques, ainsi qu’en fonction des paramètres graphiques du jeu.
