Publié le 24 octobre 2024. Un artiste irlandais, connu pour son travail multidisciplinaire, se livre à un exercice introspectif, explorant ses souvenirs d’enfance, ses convictions et ses réflexions sur la vie et la mort.
- L’importance primordiale de l’harmonie relationnelle sur la poursuite d’une vision artistique à tout prix.
- Un attachement profond à la campagne irlandaise, symbolisé par un chalet familial hérité dans le comté de Longford.
- Une acceptation sereine de la mort, envisagée comme une transition vers une conscience plus vaste.
Dans une conversation récente, l’artiste a partagé des aperçus de sa vie personnelle et professionnelle, révélant une personnalité à la fois réactive, intense et empathique. Il souligne l’importance de cultiver un environnement de travail sain et convivial, où le bien-être des collaborateurs prime sur la réalisation d’objectifs à tout prix.
« J’ai toujours trouvé plus important d’être dans une pièce où l’on se sent convivial, sain et agréable, plutôt que d’être dans une pièce où l’on a l’impression que les gens sont terrorisés parce que la personne prétendument responsable ne fait que poursuivre cette vision dans sa tête. »
L’artiste
Son enfance à Clontarf, un quartier de Dublin, a été marquée par des contrastes sociaux et des jeux parfois risqués. Il se souvient avec précision d’une bagarre qui l’a conduit à l’hôpital, un souvenir intense qui contraste avec la douceur de ses vacances d’été à Kilmacannon, dans le comté de Longford. C’est là, dans un chalet hérité de son père, au bord d’une tourbière, qu’il ressent un lien profond avec ses ancêtres et avec la terre irlandaise.
« Mon endroit préféré en Irlande est Kilmacannon, Co Longford. Mon père était originaire de là-bas et, à sa mort, j’ai hérité d’un petit chalet de trois chambres sur 16 acres, un exemple classique d’agriculture de subsistance. »
L’artiste
L’artiste se décrit comme une personne réactive, intense, sympathique et enthousiaste. Il évoque également sa capacité à ressentir profondément les injustices du monde, une émotion qui le bouleverse davantage que la colère. Il explique avoir appris à gérer ses émotions, transformant la colère en tristesse et en empathie. Il se souvient d’une perte particulière : une pièce du roi George III (1770 ou 1780) qu’il avait découverte en rénovant son chalet et qu’il a accidentellement perdue.
« J’ai perdu une pièce. Lorsque je rénovais cette petite maison à Kilmacannon, j’ai trouvé une pièce du roi George III. Et puis ça a tout simplement disparu ; J’ai dû le laisser tomber. Je pense souvent à cette pièce. »
L’artiste
En tant que benjamin d’une famille de six enfants, il a appris à attirer l’attention par divers moyens, de la performance à la provocation. Il considère que les ennuis sont souvent révélateurs de vérités cachées. Quant à ses attentes concernant la mort, il croit à la continuation de l’énergie et à une fusion avec une conscience plus large. Il mentionne également l’amitié qui le liait à Manchán Magan, décédé récemment, et explique que cette interview est en partie un hommage à son souvenir.
« Je crois à la continuation et je pense que l’énergie est éternelle. J’imagine qu’il y a un processus de transformation, dans lequel vous ne vous déplacez plus sous forme humaine, et que vous fusionnez avec une conscience plus large, plus large, inimaginable, belle et merveilleuse. »
L’artiste
L’artiste affirme être le plus heureux maintenant, soulignant l’importance de vivre dans le présent et de ne pas se focaliser uniquement sur la recherche du bonheur. Il conclut en évoquant Sam Rockwell, l’acteur qu’il aimerait voir l’incarner dans un biopic, en référence à sa performance dans une série Netflix sur Bob Fosse. Il termine en affirmant ne ressentir aucun regret, préférant toujours avancer.
En conversation avec Tony Clayton-Lea

