Publié le 15 novembre 2025 à 10h15. Les lombalgies, un problème de santé publique en constante augmentation, touchent une majorité de la population et représentent la première cause d’arrêt de travail chez les moins de 50 ans en Espagne. À l’occasion de la Journée mondiale de la lombalgie, les experts insistent sur la prévention et une prise en charge adaptée.
- Près de 80 % de la population sera confrontée à des douleurs dorsales au cours de sa vie.
- Un tiers des personnes ayant déjà souffert de lombalgie connaîtra une rechute dans l’année.
- La sédentarité, l’obésité et le stress sont des facteurs aggravants majeurs.
Les lombalgies sont un problème de santé publique majeur, et leur prévalence ne cesse de croître. Selon les estimations, 80 % des individus ressentiront des douleurs dorsales à un moment donné de leur existence, et un tiers d’entre eux subiront une nouvelle crise dans les douze mois suivant la première. En Espagne, cette affection est d’ailleurs la principale cause d’incapacité professionnelle chez les personnes de moins de 50 ans.
À l’occasion de la Journée mondiale de la lombalgie, célébrée ce samedi 15 novembre, le Dr Julio Sánchez, du service de rhumatologie de l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla de Santander, souligne l’urgence d’une approche globale et préventive.
« La prévention et les soins personnels sont deux facteurs fondamentaux pour faire face aux lombalgies. Maintenir un poids adéquat, effectuer des exercices pour renforcer les muscles du dos et de l’abdomen et prendre soin de sa posture en position assise ou en soulevant des objets sont des mesures qui peuvent réduire la probabilité de souffrir de lombalgies. »
Dr Julio Sánchez, service de rhumatologie de l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla de Santander
Contrairement aux idées reçues, le repos prolongé au lit n’est pas la solution. Le Dr Sánchez rappelle que la reprise d’une activité physique, même modérée, favorise la guérison. Il recommande notamment de consulter le projet Reumafit de la Société espagnole de rhumatologie (lien vers le projet Reumafit) pour des exercices adaptés. Il précise que l’activité physique doit être adaptée à la condition physique de chacun.
Les lombalgies sont un motif de consultation fréquent, mais elles ne sont pas toujours synonymes de gravité. Cependant, leur impact sur la qualité de vie peut être significatif.
« La lombalgie est l’un des symptômes les plus fréquents de la consultation médicale et, même si dans la plupart des cas elle ne représente pas un problème grave, son impact sur la qualité de vie peut être élevé. Par conséquent, demander de l’aide à temps et suivre une approche globale, qui combine des traitements non pharmacologiques et pharmacologiques, peut être très utile pour ceux qui en souffrent. »
Dr Julio Sánchez, service de rhumatologie de l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla de Santander
Le spécialiste insiste sur l’importance pour les patients de s’impliquer activement dans leur prise en charge.
Médicaments
Le traitement médicamenteux est envisagé lorsque la douleur persiste malgré d’autres approches, telles que l’exercice physique, la physiothérapie ou des modifications du mode de vie. Les analgésiques constituent généralement la première étape. En cas de douleurs intenses ou chroniques, des anti-inflammatoires, des myorelaxants, ou d’autres médicaments peuvent être prescrits.
Dans certains cas de lombalgie chronique d’origine inflammatoire, comme la spondyloarthrite axiale, un traitement plus spécifique, incluant des médicaments immunomodulateurs ou biologiques, peut être nécessaire. Il est crucial que tout traitement médicamenteux soit supervisé par un professionnel de santé afin d’éviter les effets secondaires et d’assurer son efficacité. Une étude publiée dans la revue The Lancet Rhumatologie estime que dans 30 ans, plus de 800 millions de personnes dans le monde seront touchées par cette pathologie.
