Publié le 24 septembre 2023 14:15:00. Au moins 41 jeunes hommes ont perdu la vie en Afrique du Sud ces deux derniers mois suite à des complications liées à la circoncision, un rituel d’initiation traditionnel. Les autorités pointent du doigt les pratiques dangereuses observées dans certaines écoles illégales et le manque de surveillance parentale.
- Quarante-et-un décès ont été recensés en Afrique du Sud en lien avec des complications survenues lors de circoncisions rituelles.
- De nombreux jeunes hommes meurent de déshydratation, d’insuffisance cardiaque, de convulsions ou d’empoisonnement du sang.
- Les autorités ont procédé à 41 arrestations dans le cadre de cette affaire.
La circoncision fait partie intégrante des rites de passage à l’âge adulte pour certains groupes ethniques en Afrique du Sud. Traditionnellement, ces initiations se déroulent pendant les vacances scolaires dans des établissements spécialisés, où les jeunes hommes reçoivent un enseignement sur les valeurs et les responsabilités liées à leur statut d’homme.
Si ces écoles d’initiation doivent être enregistrées auprès des autorités, un certain nombre d’établissements opèrent illégalement. Certains parents, attirés par des coûts moins élevés, choisissent d’y envoyer leurs enfants, augmentant ainsi les risques. Le ministre des Traditions, Hlabisa, a souligné que la responsabilité incombe à la fois aux écoles et aux familles.
Des pratiques dangereuses sont fréquemment observées dans ces écoles illégales. Par exemple, il est parfois déconseillé aux initiés de boire de l’eau, sous prétexte que cela accélérerait la cicatrisation – un conseil infondé et potentiellement mortel.
« Si vous ne surveillez pas votre enfant, si vous ne vérifiez pas s’il boit de l’eau, vous mettez votre enfant en danger. »
Hlabisa, ministre des Traditions
La déshydratation est l’une des principales causes de décès, mais d’autres complications graves, telles que l’insuffisance cardiaque, les convulsions et l’empoisonnement du sang, ont également été recensées. Les autorités ont arrêté 41 personnes en lien avec ces décès survenus au cours des deux derniers mois.
