L’arrivée de Martin Zubimendi à Arsenal s’avère déjà un coup de maître, tandis que Viktor Gyokeres peine à trouver sa place. L’écart de performance entre les deux recrues estives est de plus en plus flagrant, soulignant une intégration réussie pour le milieu de terrain espagnol et des difficultés pour l’attaquant suédois.
Mikel Arteta n’a pas caché son enthousiasme concernant Zubimendi, affirmant qu’il est déjà « très impressionné » par le joueur, malgré la nécessité d’un travail supplémentaire pour qu’il exploite pleinement son potentiel. L’Espagnol a rapidement démontré sa capacité à dicter le tempo et à créer des occasions, comme en témoigne sa performance lors de la victoire 3-0 contre le Club de Bruges mercredi, où il a délivré des passes décisives pour les deux buts de Noni Madueke et créé quatre autres occasions de tir.
« Je connais la difficulté d’entrer dans cette ligue et de faire ce qu’il fait immédiatement », a déclaré Arteta. « Il faut d’abord gagner sa place dans l’équipe, ce qui n’est pas facile. Ensuite, c’est une façon différente de jouer, une ligue différente, mais la variété d’actions et d’implications qu’il a dans le jeu est exceptionnelle. »
Zubimendi a bénéficié d’une préparation plus longue, connaissant son transfert bien avant le début de la saison, ce qui lui a permis de s’adapter plus facilement aux exigences de la Premier League. Arteta souligne qu’il a pu discuter avec le joueur des défis à relever et de la manière dont ses qualités s’intégreraient à l’équipe.
À l’inverse, l’intégration de Gyokeres s’avère plus laborieuse. Arteta estime que l’attaquant a le potentiel d’« exploser » si Arsenal parvient à le placer dans des positions favorables, mais il peine à trouver la complicité avec ses coéquipiers. Ses statistiques sont correctes, mais il semble parfois déphasé dans la surface de réparation.
« Les deux choses doivent fusionner », a expliqué Arteta. « Nous devons mettre le joueur dans les meilleures conditions possibles pour qu’il explose et réalise son potentiel. Et il y a certaines choses qui, dans le rôle, dans la manière dont nous jouons, doivent être remplies. C’est une combinaison des deux. »
Le manque de temps de jeu avec Martin Odegaard, son principal fournisseur de ballons, est un facteur aggravant. Les deux joueurs n’ont partagé le terrain que 396 minutes en raison de blessures, ce qui a freiné leur entente. Arteta espère que Gyokeres retrouvera de l’élan et que les buts suivront, car il estime que c’est essentiel pour sa confiance.
Zubimendi, quant à lui, s’appuie sur une relation solide avec Declan Rice, avec qui il partage 84 % de ses minutes de jeu. Cette complémentarité lui permet de s’épanouir au milieu de terrain et de devenir un élément clé de l’équipe d’Arteta.
