Publié le 26 novembre 2025 à 14h30. À six mois de l’élection présidentielle colombienne, le sénateur Ivan Cepeda, candidat du parti au pouvoir, se positionne en leader des intentions de vote, confortant ainsi son avance dans une course fragmentée.
- Ivan Cepeda arrive en tête des sondages avec 31,9% d’intention de vote.
- Abelardo de la Espriella et Sergio Fajardo suivent, respectivement avec 18,2% et 8,5%.
- La levée récente de l’interdiction de publier les sondages a permis de dégager des tendances claires.
Ivan Cepeda, représentant du Pacte historique, consolide sa position de favori pour succéder à Gustavo Petro à la présidence de la Colombie. Une étude récente du cabinet Invamer, publiée ce dimanche par Noticias Caracol, lui attribue 31,9% des intentions de vote parmi les électeurs déterminés. Il s’agit du troisième sondage rendu public depuis la fin de l’interdiction controversée imposée il y a quelques mois, suite à une nouvelle loi sur les enquêtes d’opinion.
Dans l’ombre de Cepeda, l’extrême droite est représentée par Abelardo de la Espriella, qui recueille 18,2% des intentions de vote. Le centriste Sergio Fajardo, ancien maire de Medellín, arrive en troisième position avec 8,5%. La campagne présidentielle colombienne se caractérise par une multitude de candidats, avec seulement huit dépassant les 2% d’intention de vote et sept franchissant la marge d’erreur de 2,3%.
Miguel Uribe Londoño, le père de Miguel Uribe Turbay, sénateur assassiné et pré-candidat du Centre démocratique de droite, obtient 4,2% des voix. Claudia López, ancienne maire de Bogota et candidate soutenue par des signatures, arrive juste derrière avec 4,1%. Vicky Dávila, ancienne directrice du magazine Semaine, recueille 3,7%, suivie par l’ancien ministre de la Défense Juan Carlos Pinzón (2,9%) et l’ancien vice-président Germán Vargas Lleras (2,1%). 4,5% des personnes interrogées déclarent vouloir voter blanc.
L’enquête d’Invamer a été menée auprès de 3 800 personnes dans 148 municipalités de Colombie entre le 15 et le 27 novembre. Les résultats concernant l’intention de vote reflètent l’opinion de 2 080 personnes qui ont affirmé qu’elles voteraient certainement ou probablement.
Dans des scénarios de second tour, Cepeda devancerait Fajardo avec une faible marge (48,9% contre 46,4%). Son avance serait plus confortable face à De la Espriella (59,1% contre 36,2%). Si Fajardo et De la Espriella s’affrontaient, le centriste obtiendrait 51,7% des voix contre 38,9% pour l’avocat pénaliste. Ces chiffres concernent uniquement les personnes susceptibles de voter et ne tiennent pas compte des indécis.
Le retour des sondages d’opinion permet de mieux cerner les contours d’une course présidentielle particulièrement dense, avec des dizaines de candidats en lice, dans l’attente de la formation de blocs et d’alliances. L’interdiction de publier les intentions de vote, en vigueur depuis juillet, a pris fin avec le mois de novembre.

La gauche est le seul bloc politique à avoir déjà désigné un candidat clair, Ivan Cepeda ayant remporté avec autorité la consultation populaire du Pacte historique le 26 octobre. Le parti au pouvoir envisage d’organiser une autre consultation, au sein du Front large, pour désigner un candidat unique au premier tour, regroupant différents secteurs du centre-gauche. Cette consultation interpartis, comme celles des autres blocs, coïnciderait avec les élections législatives du 8 mars, précédant le premier tour du 31 mai. Aucun des candidats potentiels à cette consultation ne dépasse actuellement 1% d’intention de vote selon l’étude d’Invamer.
Ces résultats confirment des tendances déjà observées dans des sondages précédents. Cepeda, De la Espriella et Fajardo figuraient déjà en tête des sondages début novembre, lors de la première enquête publiée après la levée de l’interdiction, réalisée par la société Cifras y Conceptos. Cette étude avait révélé que ces trois candidats constituaient le groupe de tête, avec une intention de vote comprise entre 9 et 13%. Une deuxième enquête, publiée ce mois-ci par le National Consulting Center, confirme la progression d’Iván Cepeda, qui atteint 20,9% d’intention de vote, suivi par Abelardo de la Espriella (14,4%), Sergio Fajardo (7,8%) et Claudia López (5%).
