L’Organisation mondiale de la Santé a lancé l’essai clinique PARTNERS en République démocratique du Congo pour tester des traitements contre la souche Bundibugyo d’Ebola. Alors que le bilan s’élève à 447 décès pour 1 460 cas, cet essai évalue l’efficacité du remdesivir et de l’anticorps monoclonal MBP134 pour réduire la mortalité.
Le protocole PARTNERS : une course contre la montre thérapeutique
L’absence de vaccins ou de traitements approuvés pour la souche Bundibugyo a poussé la communauté internationale à déployer l’essai PARTNERS (Platform Adaptive Randomized Trial for New and Repurposed Filovirus TreatmentS). Selon News-Medical, ce dispositif évalue si l’anticorps monoclonal MBP134, développé par Mapp Biopharmaceuticals, et le remdesivir, un antiviral de Gilead Sciences, peuvent améliorer les chances de survie des patients. L’essai est structuré en quatre groupes de traitement : un groupe recevant le MBP134, un second le remdesivir, un troisième la combinaison des deux, et un groupe témoin bénéficiant des meilleurs soins de support disponibles. Cette approche de « plateforme » permet d’ajouter de nouvelles thérapies au fur et à mesure qu’elles deviennent disponibles après évaluation par le groupe consultatif technique de l’OMS.Même sans traitements approuvés, des personnes guérissent de cette maladie, mais nous pourrions bien sûr sauver beaucoup plus de vies avec des thérapies sûres et efficaces dans notre boîte à outils.


« en quelques mois plutôt qu’en quelques années ».
Bilan humain et indicateurs de létalité
La situation épidémiologique reste critique. Les chiffres varient légèrement selon les sources : Nepal News rapporte 447 décès sur 1 460 cas, tandis que l’OMS a recensé 452 décès au 1er juillet. Le taux de létalité global est établi à 30,6 %.| Indicateur | Donnée vérifiée |
|---|---|
| Cas confirmés (RDC) | 1 460 |
| Décès (RDC) | 438 à 452 |
| Taux de létalité | 30,6 % |
| Patients rétablis | 213 |
| Patients isolés/hospitalisés | 595 |
| Suivi des contacts (3 provinces) | 82,7 % |
« représente une étape importante, offrant un espoir renouvelé aux patients, à leurs familles et aux communautés touchées ». Il a également affirmé que face à la maladie de Bundibugyo, la RDC
« démontre son fort engagement envers la science et la recherche ».
L’expansion géographique et les risques de propagation
Violence et méfiance : les obstacles à la réponse sanitaire
Le déploiement médical se heurte à une hostilité locale marquée. CIDRAP rapporte qu’un centre de traitement Ebola dans la province de l’Ituri a été attaqué récemment, entraînant la mort de deux personnes. Le centre a été incendié, provoquant la fuite des patients. Le Dr Chikwe Ihekweazu, directeur exécutif du programme d’urgences sanitaires de l’OMS, explique que cette violence découle de l’aversion des populations locales envers la gestion des enterrements par les autorités. Le virus restant hautement infectieux après le décès, les protocoles imposent des enterrements sécurisés par des agents en équipement de protection individuelle, une pratique souvent mal perçue par les communautés.Calendrier et perspectives de l’essai clinique
L’espoir suscité par l’essai PARTNERS doit être tempéré par la réalité temporelle de la recherche médicale. Le Dr Vasee Moorthy, responsable par intérim du groupe R&D Blueprint de l’OMS, a averti que les résultats ne seraient pas immédiats.Nous ne devrions pas nous attendre à ce que cela soit terminé en quelques semaines, cela prendra quelques mois, cela pourrait même aller jusqu’à l’année prochaine, il se pourrait que nous ayons besoin de mille patients inscrits à l’essai jusqu’à ce que nous obtenions une réponse définitive.

« s’ils s’avèrent sûrs et efficaces lors de l’essai », a confirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus. Note : Cet article est fourni à titre informatif. Pour tout conseil médical ou question relative à la santé, veuillez consulter un professionnel de santé qualifié.
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