Publié le 2024-02-29 10:00:00. Une simple piqûre au doigt pourrait bientôt révolutionner le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, grâce à une nouvelle méthode permettant de mesurer des biomarqueurs clés directement chez les patients, même en dehors des centres hospitaliers.
- Une nouvelle technique permet de détecter des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer via une simple prise de sang capillaire.
- Cette avancée facilite la participation à la recherche, notamment pour les populations éloignées ou sous-représentées.
- La méthode pourrait également s’appliquer à d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques et la sclérose latérale amyotrophique.
Une percée significative vient d’être annoncée dans le domaine de la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs ont mis au point une méthode permettant de mesurer les biomarqueurs associés à cette maladie à partir d’une simple prise de sang au doigt, ouvrant la voie à un diagnostic plus précoce et accessible.
Selon Nicholas Ashton, responsable de l’étude et directeur du programme Fluid Biomarker de Banner, cette innovation pourrait transformer en profondeur la manière dont la maladie d’Alzheimer est étudiée.
« Cette avancée pourrait fondamentalement changer la façon dont nous étudions la maladie d’Alzheimer en prouvant que les mêmes biomarqueurs que ceux utilisés par les médecins peuvent également être mesurés par une simple piqûre au doigt à la maison ou dans des communautés plus éloignées. »
Nicholas Ashton, responsable de l’étude et directeur du programme Fluid Biomarker de Banner
L’intérêt d’un diagnostic précoce est crucial, car plus la maladie est détectée tôt, plus les traitements médicamenteux ou les modifications du mode de vie peuvent ralentir sa progression. Cette nouvelle méthode simplifie également la participation aux études de recherche, en particulier pour les personnes vivant dans des zones rurales ou celles qui étaient auparavant moins représentées dans les essais cliniques.
Anne Corbett, chercheuse en démence à l’Université d’Exeter, souligne l’importance de cette évolution :
« Nous nous dirigeons vers un avenir où chaque personne, partout dans le monde, peut contribuer à faire progresser notre compréhension des maladies cérébrales. Il ne s’agit pas seulement d’une avancée technique, c’est un changement de paradigme dans la manière dont nous menons la recherche en neurosciences. »
Anne Corbett, chercheuse en démence à l’Université d’Exeter
Au-delà de la maladie d’Alzheimer, cette technique prometteuse pourrait être appliquée à d’autres affections neurodégénératives. Les chercheurs évoquent notamment la possibilité de l’utiliser dans l’étude de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaques (SEP), de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et des lésions cérébrales traumatiques. Le NfL, un biomarqueur détectable grâce à cette méthode, est également pertinent pour ces pathologies.
