Publié le 7 janvier 2026 16h58. Le fabricant d’optique de précision Zeiss prévoit de supprimer environ un tiers des 400 postes de son site de Göttingen d’ici 2030, une décision qui suscite de vives inquiétudes syndicales quant à l’avenir de l’établissement.
- Zeiss souhaite réduire ses effectifs à Göttingen d’environ 140 personnes d’ici 2030.
- IG Metall et le comité d’entreprise rejettent ce plan, estimant qu’il manque de vision à long terme.
- L’entreprise invoque des impératifs économiques et la nécessité de rester compétitive.
Les négociations entre la direction de Zeiss, le comité d’entreprise et le syndicat IG Metall concernant une restructuration de l’usine de Göttingen sont au point mort. IG Metall et le comité d’entreprise s’opposent fermement aux réductions d’effectifs envisagées, dénonçant un manque de perspective d’avenir pour le site. « Si l’entreprise ne nous présente pas un concept d’avenir viable, ce site n’a pas d’avenir », a déclaré Fabian Holz, membre du comité d’entreprise, à la NDR Basse-Saxe.
Selon le syndicat, le groupe Zeiss envisage de délocaliser une partie de sa production, notamment vers la Hongrie et d’autres sites, afin de réduire ses coûts. Cette stratégie met en péril des emplois, des savoir-faire et des processus de production bien établis à Göttingen. IG Metall s’interroge également sur la viabilité économique de ce plan, craignant des conséquences potentiellement désastreuses pour le site.
Critique d’IG Metall : pas de perspective à long terme
Sascha Rossmann, de l’IG Metall Süd-Niedersachsen-Harz, a vivement critiqué le plan présenté par Zeiss sous le titre « Future 2030 », le qualifiant de simple opération de suppression d’emplois et de restructuration profonde, sans réelle vision à long terme. « Il y a du travail ici », a-t-il affirmé, soulignant que Zeiss cherche à réaliser ces tâches à moindre coût sur d’autres sites.
Zeiss : les changements sont inévitables
La direction de Zeiss, pour sa part, met en avant la pression économique et la nécessité de s’adapter à un marché en constante évolution. L’entreprise explique que les changements structurels sont inévitables pour maintenir sa compétitivité. Selon Zeiss, la suppression d’environ 140 emplois est indispensable. L’objectif affiché est de concilier sécurité économique et responsabilité sociale, en trouvant la meilleure solution possible pour les salariés.
N’ayant pas réussi à parvenir à un accord, les parties ont décidé de soumettre le différend à l’arbitrage, dont le début est prévu début février.
