Publié le 6 novembre 2023 16:26:00. La banque AIB maintient son cap sur un retour au bureau d’au moins trois jours par semaine à partir de janvier, malgré un rejet massif de cette politique par ses employés. Le principal syndicat bancaire saisira la Commission des relations du travail pour tenter de trouver une issue au conflit.
- Les employés d’AIB ont massivement voté contre le nouveau plan de travail hybride de la banque.
- Le Syndicat des services financiers (FSU) va porter le litige devant la Commission des relations du travail (WRC).
- AIB compte près de 10 400 salariés et avait lancé un modèle de travail hybride début 2022.
AIB confirme donc sa décision d’exiger la présence de son personnel en bureau au moins trois jours par semaine à compter de janvier prochain. Cette annonce intervient malgré un vote défavorable de ses employés, qui expriment leur mécontentement face à cette nouvelle politique. Le Syndicat des services financiers (FSU) a dénoncé un rejet « massif » du projet par ses membres.
Le FSU a annoncé qu’il allait soumettre le différend à la Commission des relations du travail (WRC) dans l’espoir de parvenir à une conciliation. Une situation similaire s’était déjà produite en août avec la Banque d’Irlande, où le même syndicat avait également saisi la WRC concernant les modalités de travail hybrides. Cependant, dans le cas de la Banque d’Irlande, le FSU avait finalement autorisé ses membres à se conformer à la nouvelle politique – soit une présence physique au moins huit jours par mois – en attendant les résultats de la médiation.
Un porte-parole d’AIB a déclaré :
« Le syndicat a soumis la question à ses membres sur la base de ces principes et nous a informés que le scrutin n’avait pas été adopté. Nous continuerons à collaborer avec nos collaborateurs sur nos modalités de travail hybrides mises à jour, qui entreront en vigueur comme prévu le 1er janvier, tout en continuant à collaborer avec la FSU en utilisant notre processus normal de relations industrielles. »
John O’Connell, secrétaire général de la FSU, a souligné que le syndicat restait ouvert à la discussion avec la direction d’AIB pour tenter de résoudre le problème.
« Nos membres étaient extrêmement préoccupés au moment de l’annonce par l’AIB de leurs nouvelles propositions de travail hybride en juillet. Cette inquiétude ne s’est pas dissipée et il est clair qu’une nouvelle approche est nécessaire. La FSU veut trouver une solution qui fonctionne pour les salariés et pour l’employeur. Nous pensons qu’il est possible de convenir de nouveaux principes de travail hybride qui répondent aux préoccupations des salariés et de l’employeur. »
AIB, dirigée par le directeur général Colin Hunt, avait introduit un modèle de travail hybride au début de l’année 2022, adaptant le nombre de jours requis au bureau en fonction des fonctions de chacun. Actuellement, la banque attend de ses employés qu’ils soient présents au moins deux jours par semaine, une exigence qui peut être plus élevée pour certains postes, notamment le personnel des agences, qui doit être sur place cinq jours par semaine. AIB comptait près de 10 400 employés à la fin du mois de juin.
