Publié le 19 janvier 2024 09h38:00. L’Autriche se range fermement aux côtés du Danemark et du Groenland face aux pressions exercées par l’administration américaine, qui a même envisagé des sanctions économiques pour forcer Copenhague à vendre l’île.
- Le chancelier autrichien Christian Stocker a réaffirmé la « pleine solidarité » de son pays avec le Danemark et le Groenland.
- L’Union européenne envisage une réponse unie et ferme, incluant potentiellement des mesures de rétorsion économique.
- Washington a menacé d’imposer des droits de douane punitifs à certains États européens si le Danemark refusait de céder le Groenland.
L’Autriche s’oppose fermement à ce qu’elle qualifie de « chantage » de la part de l’administration américaine à l’égard du Danemark et du Groenland. Le chancelier Christian Stocker a souligné lundi la nécessité d’une réaction européenne coordonnée et déterminée. « Nous devons nous concentrer sur notre force économique et envisager d’utiliser tous les outils à notre disposition », a-t-il déclaré, précisant qu’il souhaitait se coordonner étroitement avec ses homologues européens lors des prochains sommets de Davos et de Bruxelles.
La crise a été déclenchée après que le président américain Donald Trump ait évoqué la possibilité d’envoyer des troupes au Groenland, puis ait menacé d’imposer des tarifs douaniers punitifs aux pays européens concernés si le Danemark ne cédait pas à ses demandes de vente de l’île. Ces menaces ont suscité une vive indignation au sein de l’Union européenne. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a annoncé la convocation d’un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement européens afin d’élaborer une réponse concertée.
« La souveraineté et l’intégrité territoriale doivent être respectées par tous sans exception. Les décisions concernant l’avenir du Groenland ne doivent pas et ne peuvent pas être prises au-dessus de la tête des peuples du Groenland et du Danemark. »
Christian Stocker, chancelier autrichien
Le chancelier Stocker a réaffirmé « sa pleine solidarité et son soutien au Danemark et au Groenland ». L’Union européenne insiste sur la nécessité d’un « dialogue et d’une désescalade », tout en affirmant sa détermination à défendre ses valeurs et ses intérêts. « En tant que plus grand marché intérieur du monde, nous, en tant qu’UE, pouvons et apparaîtrons forts et sûrs de nous », a-t-il ajouté.
Andreas Babler, vice-chancelier autrichien, a également plaidé pour une réponse économique forte de l’Union européenne, suggérant des mesures ciblées contre les grandes entreprises technologiques et les produits agricoles américains afin de faire pression sur l’administration Trump. (APA)
