Publié le 16 mai 2024 14:32:00. Les négociations de paix en Ukraine entrent dans une phase décisive, alors que les États-Unis exercent des pressions sur Kiev pour qu’elle accepte un accord de compromis, tandis que les alliés européens proposent leurs propres garanties de sécurité.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné l’importance du soutien américain dans les efforts de paix.
- Les États-Unis insistent pour que l’Ukraine envisage un accord qui pourrait impliquer des concessions territoriales.
- La République tchèque entend rester un acteur clé dans le soutien à l’Ukraine et aux négociations en cours.
Une réunion cruciale de la coalition des pays soutenant l’Ukraine s’est tenue jeudi par visioconférence, avec la participation du président Zelensky. Au cœur des discussions, la recherche de garanties de sécurité robustes pour l’Ukraine, incluant des mécanismes de dissuasion européens. Selon le Premier ministre tchèque Petr Fiala, qui a fait état de cette réunion sur le réseau X ici, la République tchèque entend poursuivre son engagement actif au sein de cette coalition.
Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité d’un soutien continu de la part des États-Unis.
« Il est important que les États-Unis soient à nos côtés et soutiennent cet effort. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Washington pousse en effet Kiev à accepter un projet d’accord de paix qui, selon plusieurs observateurs, favoriserait la Russie sur de nombreux points, notamment en ce qui concerne les territoires occupés. La perspective d’une éventuelle cession de territoires que l’armée russe n’a pas réussi à conquérir militairement suscite de vives controverses.
Face à cette pression américaine, les alliés européens de l’Ukraine ont élaboré leurs propres propositions pour un plan de paix alternatif, qu’ils ont transmises mercredi aux États-Unis. Petr Fiala a mis en garde contre les conséquences d’un désengagement de la République tchèque de cette coalition.
« Sinon, les négociations à notre sujet auront lieu sans nous. »
Petr Fiala, Premier ministre tchèque
Il a également souligné l’importance d’une armée ukrainienne forte et de garanties de sécurité solides pour parvenir à une paix durable.
« Il est évident que l’Ukraine doit disposer d’une armée prête au combat et de garanties de sécurité suffisamment solides. Ce n’est qu’alors qu’il pourra y avoir une paix durable. »
Petr Fiala, Premier ministre tchèque
Le Premier ministre tchèque désigné, Andrej Babiš, s’est rendu jeudi à Bruxelles, où il a plaidé pour une approche plus pragmatique de l’aide à l’Ukraine, soulignant la nécessité d’un plan clair pour parvenir à un cessez-le-feu et à une paix durable.
