Publié le 24 octobre 2025 à 00:42:00. Un acte de vandalisme et de menaces directes envers un prêtre a visé une église catholique dans l’État de Guárico, au Venezuela, suscitant une vive condamnation de la part de l’opposition politique et de défenseurs des droits de l’homme.
- Des individus non identifiés ont profané une église catholique à Guárico et menacé le prêtre en pleine célébration eucharistique.
- Le parti Vente Venezuela a dénoncé ces actes, soulignant l’inacceptabilité de toute attaque contre les lieux de culte et les représentants religieux.
- L’incident survient alors que le Venezuela célèbre la canonisation de ses deux premiers saints, un moment de forte signification spirituelle pour le pays.
Des actes de vandalisme ont été perpétrés dans l’église quasi-paroissiale de San Juan Pablo II, située à El Guafal, dans l’État de Guárico, selon des informations diffusées par le Comité des droits de l’homme du parti Vente Venezuela. Jeudi, des « sujets non identifiés » se sont introduits dans le lieu de culte et ont laissé des graffitis menaçants, ciblant directement le prêtre Juan León alors qu’il officiait une messe.
Vente Venezuela a fermement condamné ces attaques, affirmant que les espaces religieux et les figures de foi ne devraient être l’objet d’aucune forme de violence ou d’intimidation. Le parti a insisté sur l’importance de la liberté d’expression religieuse et du rôle des institutions religieuses dans la promotion de la paix et de l’unité nationale.
Des photographies partagées par le Comité des droits de l’homme révèlent des inscriptions rouges et noires sur les murs de l’église, contenant des menaces explicites envers le prêtre. On pouvait y lire des phrases telles que « Nous allons vous tuer », ainsi que des accusations diffamatoires comme « terroriste, fasciste, voleur ».
L’organisation Vente DDHH a qualifié cet incident de « grave attaque contre l’Église et la communauté catholique du pays », soulignant son caractère particulièrement choquant en raison de sa survenue en pleine célébration de la canonisation de José Gregorio Hernández et Carmen Rendiles, les deux premiers saints vénézuéliens. La canonisation de ces figures religieuses est un événement majeur pour le Venezuela.
« Le pays traverse un moment où la foi et l’unité doivent prévaloir », a déclaré le Comité des droits de l’homme de Vente Venezuela. Ils ont appelé à une réponse ferme de la part des autorités et à la protection des lieux de culte et des représentants religieux.
Le parti d’opposition Volonté populaire (VP) a également exprimé sa condamnation, dénonçant un climat d’intolérance croissant dans le pays.
« Menacer un prêtre et profaner un lieu sacré n’est pas seulement un crime : c’est le reflet de la détérioration morale et sociale que connaît aujourd’hui le Venezuela sous un régime qui a encouragé la haine et l’intolérance. »
Volonté populaire (VP)
VP a exprimé sa solidarité avec le prêtre Juan León, Mgr Raúl Ascanio et l’ensemble de la communauté catholique de Guárico.
