Publié le 11 décembre 2025 15h00. L’administration américaine envisage de renforcer les contrôles à l’entrée du territoire en exigeant des voyageurs internationaux, notamment ceux bénéficiant du programme d’exemption de visa, de fournir l’historique de leurs réseaux sociaux. Cette mesure, justifiée par des préoccupations de sécurité nationale, suscite des interrogations quant à son impact sur le tourisme.
- Les voyageurs de 42 pays participant au programme d’exemption de visa (ESTA) pourraient devoir divulguer leurs activités sur les réseaux sociaux des cinq dernières années.
- Outre l’historique des réseaux sociaux, les autorités américaines souhaitent collecter davantage d’informations personnelles, notamment les numéros de téléphone et adresses e-mail utilisés au cours de la dernière décennie, ainsi que des données relatives à la famille des voyageurs.
- Cette initiative s’inscrit dans une politique de renforcement de la sécurité aux frontières, initiée par l’administration Trump.
Le gouvernement américain envisage de demander aux voyageurs internationaux de fournir l’historique de leurs réseaux sociaux afin d’évaluer les risques potentiels avant leur entrée sur le territoire. Cette proposition, qui concerne les ressortissants de 42 pays bénéficiant du Système électronique d’autorisation de voyage (ESTA), a été dévoilée alors que l’administration américaine cherche à renforcer ses mesures de sécurité.
Selon les informations disponibles, l’initiative vise à élargir les informations collectées auprès des voyageurs entrant aux États-Unis pour une durée maximale de trois mois dans le cadre du programme d’exemption de visa. Les autorités souhaitent obtenir des données plus précises, telles que les numéros de téléphone et les adresses e-mail utilisés au cours des dix dernières années, ainsi que des informations sur les membres de la famille du voyageur, notamment leurs noms, dates et lieux de naissance.
Un nouvel outil mobile est également prévu pour permettre aux voyageurs de signaler leur départ du territoire américain. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité d’un ordre signé par le président Trump en janvier 2025, visant à protéger les États-Unis contre les menaces terroristes et à assurer la sécurité publique.
Interrogé sur l’impact potentiel de cette initiative sur le tourisme, le président Donald Trump a déclaré :
« Nous voulons juste que les gens viennent ici et soient en sécurité… Nous voulons nous assurer de ne pas laisser entrer les mauvaises personnes dans notre pays. »
Donald Trump, président des États-Unis
Les pays concernés par cette proposition sont notamment l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la France, le Japon, Israël et le Qatar. L’Équateur ne fait pas partie de ce programme d’exemption de visa.
Cette initiative a été présentée par le Customs and Border Protection (CBP) des États-Unis, qui justifie cette mesure par la nécessité de renforcer la sécurité nationale et de prévenir les actes terroristes.
