Publié le 18 janvier 2026 05:00:00. La Lituanie, comme l’ensemble de l’Union européenne, voit une augmentation alarmante des saisies de contrefaçons, avec des conséquences potentiellement dangereuses pour les consommateurs et un impact économique significatif. En 2024, près de 246 000 infractions liées à la propriété intellectuelle ont été recensées dans le pays.
- Près de 246 000 personnes ont été impliquées dans des affaires de contrefaçon en Lituanie en 2024.
- L’Union européenne a saisi pour 3,8 milliards d’euros (plus de 112 millions de produits) de contrefaçons en 2023, un record.
- Vêtements, chaussures, jouets et articles de sport figurent parmi les produits contrefaits les plus fréquemment interceptés.
La Lituanie est confrontée à une recrudescence des contrefaçons, avec un nombre croissant de saisies de marchandises illégales. En 2024, les autorités ont enregistré près de 246 000 infractions liées à la violation des droits de propriété intellectuelle. Cette tendance s’inscrit dans un contexte européen plus large, où les douanes ont confisqué l’année dernière des produits contrefaits d’une valeur totale de 3,8 milliards d’euros (plus de 112 millions d’unités), un chiffre sans précédent.
Les produits contrefaits interceptés sont extrêmement variés : vêtements, chaussures, bijoux, pièces automobiles, cigarettes, denrées alimentaires, jouets, et même des médicaments. Les douanes lituaniennes ont notamment saisi plus de 500 paires de chaussures de sport et près de 88 000 articles vestimentaires, principalement destinés à la pratique sportive et aux loisirs.
Selon Vita Kiriliauskaitė, directrice de l’Office national des brevets, les conséquences de ce commerce illégal dépassent largement les préjudices subis par les créateurs et les vendeurs de produits authentiques.
« Les personnes qui achètent des produits contrefaits mettent en danger leur santé ou celle de leurs proches, car la sécurité de ces produits n’est pas contrôlée et ne répond souvent pas aux exigences établies. Pour l’économie du pays, le commerce des produits contrefaits signifie une concurrence faussée, des pertes d’emplois et des impôts impayés. »
Vita Kiriliauskaitė, directrice de l’Office national des brevets
Pour sensibiliser le public aux risques liés à la contrefaçon et encourager une consommation responsable, l’Office national des brevets mène depuis plusieurs années la campagne de communication “Je choisis ce qui est réel”. Cette initiative est particulièrement intensifiée pendant les périodes de forte consommation, comme les fêtes de fin d’année, afin de rappeler les dangers des contrefaçons et d’informer les créateurs sur les moyens de protéger leurs droits.
Les experts mettent en garde contre les dangers potentiels des produits contrefaits, qui peuvent être fabriqués dans des conditions précaires et à partir de matériaux de qualité inférieure, voire dangereux pour la santé. La production de ces articles est souvent associée à des conditions de travail inacceptables, notamment le travail des enfants dans des pays tiers.
D’après les données des douanes lituaniennes, la majorité des contrefaçons proviennent de Chine, de Hong Kong et de Turquie. Ces produits sont importés par divers moyens : aérien, maritime, routier, mais également par le biais de petits colis postaux, souvent présentés comme destinés à un usage personnel, en raison de l’essor du commerce en ligne.
La protection de la propriété intellectuelle ne concerne pas uniquement les grandes entreprises. Vita Kiriliauskaitė souligne l’importance de cette protection pour les startups, les indépendants et les petites entreprises, qui pensent souvent que l’enregistrement de leurs droits est un processus coûteux et complexe.
« La protection de la propriété intellectuelle n’est ni coûteuse ni compliquée. Les procédures sont simplifiées, beaucoup de choses peuvent être faites en ligne et les prix sont souvent plus bas qu’on ne l’imagine. De plus, l’Office national des brevets et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) proposent des consultations gratuites. »
Vita Kiriliauskaitė, directrice de l’Office national des brevets
Pour plus d’informations sur la protection de la propriété intellectuelle, consultez le site web de l’Office national des brevets : intelektine.lt.
Préparé selon la notification de l’Office national des brevets
