Publié le 1er décembre 2025 à 06h40. Une vulnérabilité majeure affecte potentiellement un milliard d’utilisateurs de Windows, alors que l’abandon progressif du support de Windows 10 expose un nombre croissant d’ordinateurs à des risques de sécurité accrus.
- Près d’un milliard de PC fonctionnent encore sous Windows 10, dont la moitié ne pourra pas être mise à niveau vers Windows 11.
- Dell a révélé que 500 millions d’utilisateurs disposent d’ordinateurs compatibles avec Windows 11 mais choisissent de ne pas effectuer la mise à niveau.
- Microsoft a prolongé gratuitement les mises à jour de sécurité pour Windows 10 jusqu’en octobre 2026, une décision critiquée pour ne pas inciter suffisamment à la migration.
L’ampleur de la tâche pour éviter une crise de cybersécurité s’avère plus importante que prévu. La semaine dernière, le fabricant d’ordinateurs Dell a annoncé à ses investisseurs et analystes qu’un milliard de PC utilisaient encore Windows 10, un chiffre bien supérieur aux estimations précédentes. Parmi ces appareils, 500 millions sont trop anciens pour être mis à niveau vers Windows 11, tandis que les 500 millions restants pourraient techniquement effectuer la mise à niveau, mais leurs utilisateurs ont choisi de ne pas le faire.
Avant cette révélation, les estimations tablaient sur environ 250 millions d’ordinateurs obsolètes nécessitant un remplacement. Ce doublement du nombre pose un problème qui dépasse le simple renouvellement du matériel. Selon les experts de XDA-Developers, ce choix de ne pas migrer vers Windows 11 indique que de nombreux utilisateurs ne considèrent pas les avantages de la mise à niveau comme suffisamment importants pour justifier l’effort.
« Ce qui m’étonne le plus, c’est que cela montre que les gens ne considèrent tout simplement pas que la mise à niveau en vaut la peine, même lorsque l’option de le faire se trouve juste devant eux. »
Simon Batt, XDA-Developers
Microsoft a récemment surpris ses utilisateurs de Windows 10 en prolongeant gratuitement les mises à jour de sécurité jusqu’en octobre 2026. Cette décision, bien qu’apparemment généreuse, a été critiquée. Il aurait été plus judicieux de limiter ces mises à jour de sécurité étendues (ESU) aux utilisateurs disposant d’ordinateurs plus anciens, incitant ainsi les autres à effectuer la mise à niveau vers Windows 11.
La situation actuelle crée un paysage incertain, avec un manque de données publiques sur le nombre d’ordinateurs Windows 10 (domestiques ou professionnels) bénéficiant toujours des mises à jour de sécurité et ceux qui sont déjà vulnérables aux cyberattaques. Les entreprises, en particulier celles disposant de parcs informatiques importants fonctionnant sous Windows 10, pourraient subir des coûts considérables si elles n’agissent pas rapidement.
À l’approche de 2026, le risque d’une crise liée à l’obsolescence de 500 millions d’ordinateurs est bien réel. Les utilisateurs sont encouragés à envisager des alternatives telles que Linux ou ChromeOS. Reste à savoir si la majorité de ces ordinateurs concernés seront encore opérationnels à l’automne prochain.
