Publié le 24 octobre 2025 à 23h10. Après une période d’incertitude, le marché immobilier français pourrait connaître un répit. Crédit Logement prévoit une stabilisation des taux d’emprunt autour de 3,25 % d’ici la fin de l’année, une bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs.
- Les taux de crédit immobilier devraient se stabiliser autour de 3,25 % fin 2025, selon Crédit Logement.
- Cette accalmie est liée à la détente du coût de la dette française et à un contexte politique plus apaisé.
- Les jeunes emprunteurs, en particulier les moins de 35 ans, pourraient être les principaux bénéficiaires de cette évolution.
Après des mois de fluctuations, le marché du crédit immobilier semble enfin trouver un nouveau souffle. Le rendement de l’AVOINE 10 ans (Obligation assimilable du Trésor à 10 ans), un indicateur clé du coût de la dette française, est revenu à 3,34 %. Cette baisse soulage les banques, qui se financent en partie sur ces marchés, et se traduit par un ralentissement de la hausse des taux d’emprunt.
Selon les prévisions de Crédit Logement, organisme de référence pour la garantie des prêts, les taux ne devraient plus augmenter de manière significative d’ici la fin de l’année. Cette stabilisation s’explique également par une amélioration du contexte macroéconomique, un facteur essentiel pour la confiance des investisseurs.
La récente stabilité politique, avec le maintien du gouvernement, a contribué à apaiser les tensions et à réduire la volatilité financière. Cette visibilité accrue est favorable aux établissements prêteurs et rassure les ménages.
Selon Michel Mouillart, professeur d’économie et membre de l’Observatoire Crédit Logement, le taux moyen des prêts immobiliers pourrait atteindre 3,25 % au quatrième trimestre 2025, un chiffre plus optimiste que les 3,50 % anticipés par de nombreux courtiers il y a quelques semaines.
En moyenne, les taux devraient baisser de 0,53 point par rapport à 2024, pour s’établir à 3,14 % sur l’ensemble de l’année 2025. Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, cela représente une économie d’environ 60 € par mois, une somme non négligeable pour les foyers modestes.
Cette évolution est particulièrement favorable aux jeunes acquéreurs. Grâce à la baisse des taux et à la stagnation des prix immobiliers, les ménages peuvent aujourd’hui acheter environ 2,4 m² de plus qu’il y a un an. Les primo-accédants, notamment les moins de 35 ans, pourraient ainsi retrouver plus facilement l’accès à la propriété.
Les banques accordent une attention particulière aux jeunes emprunteurs, considérés comme des clients à fort potentiel. « Les primo-accédants d’aujourd’hui sont les vieux clients de demain », rappellent les économistes. En conséquence, les établissements financiers proposent des offres plus souples et des taux préférentiels aux profils jeunes et solvables, ce qui pourrait favoriser un retour à la normale du marché immobilier en 2026.