Les géants indiens des services informatiques, Tata Consultancy Services (TCS), Infosys et HCLTech, ont subi une baisse significative de leurs bénéfices au troisième trimestre de l’exercice 2026 en raison de coûts exceptionnels liés à la mise en œuvre des nouveaux codes du travail indiens. Ces dépenses, totalisant plus de 4 373 crores de roupies (environ 480 millions d’euros), sont principalement dues à des recalculs complexes des avantages sociaux.
L’impact financier de ces changements législatifs, entrés en vigueur le 21 novembre 2025, s’est concrétisé par une charge exceptionnelle comptabilisée au troisième trimestre. Infosys a ainsi enregistré une baisse de son bénéfice net, imputable à cet impact réglementaire, pour un montant de 1 289 crores de roupies (environ 145 millions d’euros). TCS et HCLTech n’ont pas communiqué de chiffres individuels, mais ont confirmé avoir absorbé des coûts importants liés aux recalculs des primes et des obligations en matière de congés.
Les dirigeants des entreprises soulignent que ces coûts sont en grande partie ponctuels et liés à la mise en conformité avec le nouveau cadre légal. Ils s’attendent à une douleur limitée sur les marges à long terme, une fois le recalibrage des engagements sociaux achevé. Cependant, la baisse à deux chiffres des bénéfices trimestriels a comprimé les marges opérationnelles des trois entreprises.
Le nouveau code du travail indien modifie fondamentalement la manière dont sont calculés les salaires, les primes et les congés, ce qui pourrait entraîner une augmentation des coûts de personnel à l’avenir. « Nous avons dû procéder à des ajustements importants pour nous conformer aux nouvelles réglementations concernant les avantages sociaux », a déclaré un analyste financier, souhaitant rester anonyme.
Cette situation pourrait peser sur le sentiment des investisseurs à court terme, mais la perspective d’un impact limité sur les marges futures pourrait stabiliser la performance des actions. Par ailleurs, d’autres entreprises du secteur informatique pourraient être confrontées à des ajustements similaires, les plus grands acteurs ayant été les premiers à en assumer le coût.
En conclusion, la facture de plus de 4 000 crores de roupies liée à la mise en œuvre du nouveau code du travail indien a représenté un ajustement douloureux mais ponctuel pour TCS, Infosys et HCLTech. Les entreprises estiment que le plus fort de l’impact sur les marges est désormais derrière elles et anticipent une normalisation des résultats dans les prochains trimestres.
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