Lucas, un adolescent britannique de 16 ans, a été aidé par la police pour rediriger ses compétences en cybersécurité vers une voie positive, selon un article du BBC daté du 31 juillet 2026.
Lucas, un jeune britannique de 16 ans, a confié à la BBC avoir commencé à pirater les ordinateurs de son école pour accéder à des jeux et des sites web bloqués. « C’était un défi pour voir si je pouvais y arriver », a-t-il déclaré. Après avoir été pris en flagrant délit, il a été orienté vers le programme Cyber Choices, mis en place par l’Agence nationale de la criminalité (NCA), qui vise à transformer les compétences des jeunes hackers en opportunités professionnelles.
Un programme controversé pour rediriger les hackers adolescents
Le programme Cyber Choices, lancé par l’NCA, a traité plus de 1 150 cas en huit ans, dont près de 600 au cours des trois dernières années. Paul Foster, responsable de la prévention cybernétique à l’NCA, affirme que les groupes de hackers adolescents jouent un rôle croissant dans les attaques informatiques graves. « Si nous ne leur offrons pas une alternative, où iront-ils ? » demande-t-il, en soulignant que le programme vise à éviter que leur curiosité et leurs compétences ne se transforment en crimes.
Un cas récent a mis en lumière cette préoccupation : un adolescent inscrit au programme a été accusé d’avoir commis d’autres crimes. « Je comprends les inquiétudes, mais l’alternative serait pire », répond Foster.
Des cas emblématiques et des défis juridiques
En 2023, Arion Kurtaj, un hacker adolescent connu pour avoir piraté Rockstar Games, a été jugé inapte à comparaître en raison de son autisme. Deux autres jeunes hackers, condamnés en juillet 2026 pour une attaque contre Transport for London (TfL), étaient également autistes, ce qui a été pris en compte lors de leur condamnation à cinq ans et demi de prison. Owen Flowers, l’un d’eux, avait été proposé le programme Cyber Choices lors de sa première infraction, mais avait refusé.
Izak, un professionnel de la cybersécurité de 21 ans, a été initié à la sécurité informatique après avoir piraté les ordinateurs de son école à 15 ans. « La police m’a montré qu’on pouvait utiliser mes compétences pour le bien », a-t-il déclaré.
Des risques et des opportunités
Le programme Cyber Choices vise à intervenir avant que la curiosité des jeunes ne se transforme en délinquance. Lucas, qui a participé à des ateliers organisés par la police, explique que l’expérience lui a permis de comprendre les enjeux de la sécurité informatique. « Si je n’avais pas été arrêté et aidé, je continueais », admet-il.
En juin 2026, des données de 16 écoles ont été compromises, et des hôpitaux roumains ont dû recourir à des méthodes manuelles pendant quatre jours après une cyberattaque.
Vers une approche plus proactive
Lucas, désormais engagé dans des projets de sécurité informatique, reste un exemple de l’impact possible de ces initiatives. « Je n’aurais jamais pensé que la police pourrait m’aider à utiliser mes compétences pour le bien », confie-t-il.
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