Publié le 24 septembre 2025 19:17:00. L’Iran affirme qu’aucune exécution de manifestants n’est prévue, après des inquiétudes concernant le sort d’un jeune homme arrêté lors des récentes protestations. Cette annonce intervient alors que les tensions restent vives avec les États-Unis, malgré des appels à la diplomatie.
- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a nié toute intention d’exécuter des manifestants.
- La justice iranienne a affirmé que le manifestant Erfan Soltani, âgé de 26 ans, n’a pas été condamné à mort.
- Le président américain Donald Trump a déclaré que les “tuéries ont cessé”, tout en laissant planer la possibilité de frappes aériennes.
Téhéran a démenti les informations faisant état d’une exécution imminente de manifestants. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à la chaîne américaine Fox News qu’il n’était pas prévu de procéder à des exécutions. Cette déclaration intervient après que des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude concernant le sort d’Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans dont l’exécution était annoncée pour mercredi.
Jeudi, la justice iranienne a précisé, par le biais de la télévision d’État, que Soltani n’avait « pas été condamné à mort ». Selon un communiqué, s’il était reconnu coupable, la peine serait une peine d’emprisonnement, conformément à la loi, car il n’existe pas de peine capitale pour les accusations portées contre lui.
Soltani a été arrêté dans le cadre des manifestations antigouvernementales qui secouent le pays ces dernières semaines. L’organisation norvégienne Iran Human Rights estime qu’au moins 3 428 personnes ont été tuées depuis le début des protestations, et que des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées. Les autorités iraniennes reconnaissent quant à elles 2 000 décès, dont des centaines parmi les forces de l’ordre et les services d’urgence. Ces chiffres restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Mercredi, le président américain Donald Trump a affirmé à la Maison Blanche que “les tueries ont cessé” et qu’il n’y aurait pas d’exécutions, assurant avoir reçu cette information de « sources très importantes de l’autre côté ».
La semaine dernière, le président Trump avait menacé à plusieurs reprises l’Iran d’une intervention militaire. En réponse, Téhéran avait averti plusieurs pays de la région abritant des bases militaires américaines qu’elles seraient considérées comme des cibles légitimes en cas d’attaque américaine, selon un responsable iranien. Malgré cette rhétorique ferme, le ministre Araghchi a souligné l’importance de la diplomatie :
« Mon message est le suivant : entre guerre et diplomatie, la diplomatie est la meilleure voie, même si nous n’avons pas eu d’expériences positives avec les États-Unis. »
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Selon les médias, les manifestations semblent avoir diminué depuis lundi. Le ministre Araghchi accuse des agents étrangers d’avoir exacerbé la violence dans le but de « provoquer un grand nombre de meurtres » et d’inciter ainsi Trump à intervenir militairement. Néanmoins, le président américain a laissé entendre mercredi qu’il n’excluait pas des frappes aériennes : « Nous allons l’examiner et voir comment se déroule le processus. »
Dès juin 2025, Trump affirmait rechercher une solution diplomatique avec Téhéran, tout en préparant simultanément des frappes militaires potentielles. La chaîne américaine NBC News a rapporté jeudi que le Pentagone a repositionné le porte-avions « USS Abraham Lincoln » de la mer de Chine méridionale vers le Moyen-Orient. (AFP/jW)
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