Un cadeau unique et personnel a marqué les 18 ans de Hudson : un livre relié à la main, fruit d’un long travail d’écriture et de la rencontre avec une artisan passionnée. Plus qu’un simple présent, il s’agit d’un témoignage de l’histoire et de l’évolution d’un jeune homme, capturée par les mots de son parent.
L’idée initiale, simple, d’imprimer des lettres et de les offrir en vrac, a rapidement évolué vers un projet plus ambitieux. La recherche d’une relieurie a mené à Charlene, une artisane installée dans un atelier exigu sur Melrose. Dès le premier contact, l’atmosphère particulière du lieu et le caractère de Charlene ont convaincu l’auteur. « Appelez pour prendre rendez-vous, mais les visites impromptues sont généralement acceptées », résumait la politique de rendez-vous affichée sur le site web de la relieurie, reflétant l’approche à la fois désorganisée et passionnée de Charlene.
Charlene, d’abord distante, s’est révélée chaleureuse et ouverte à toutes les suggestions. L’auteur, se reconnaissant dans cette attitude, a rapidement trouvé un terrain d’entente. Ensemble, ils ont exploré différentes options de reliure. La reliure japonaise, avec ses fils apparents traversant les couvertures, a d’abord été envisagée pour son esthétique tactile et artisanale. Cependant, sa fragilité a finalement conduit à l’adoption d’une reliure plus traditionnelle, gage de durabilité.
Le choix des matériaux a été tout aussi important. Un tissu de lin bleu clair moucheté a été sélectionné pour la couverture, associé à des papiers de garde noirs et un ruban marque-page magenta. L’idée de faire graver les initiales de Hudson sur la couverture a été écartée, non pas par manque d’intérêt, mais parce que, selon Charlene, « nous n’avons absolument pas le temps pour ça ».
Charlene a révélé avoir commencé la reliure il y a plus de trente ans, principalement pour se perfectionner dans la réparation de livres, une activité qu’elle affectionne particulièrement. L’auteur a été frappé par cette idée : un objet bien fait est un objet qui mérite d’être entretenu, et donc, qui dure. Un cercle vertueux où l’usure du temps donne une nouvelle valeur à l’objet, justifiant sa restauration.
Lors de la remise du livre, une semaine plus tard, Charlene, avec un ton direct et franc, a confié : « Écoutez, j’espère que vous ne m’en voudrez pas, mais j’ai lu un peu de ce qu’il y avait dedans. Vraiment, c’est très bien. » Un compliment inattendu qui a renforcé le sentiment de partage entre les deux femmes, toutes deux dépositaires de mémoires, l’une en les documentant, l’autre en les conservant.
La veille du 18e anniversaire de Hudson, une petite fête avait été organisée à la maison, en présence de ses amis les plus proches, Viggo, Jhianna et Sabine. L’auteur, légèrement déçue de ne pas pouvoir offrir son cadeau en privé, a finalement décidé de ne pas attendre leur départ. Après avoir préparé un Dutch baby (une sorte de crêpe épaisse) pour tout le monde, elle a annoncé qu’elle avait un « gros cadeau » à offrir à Hudson. Une formulation qu’elle a immédiatement regrettée, craignant que le livre ne soit perçu comme un cadeau décevant.
L’ouverture du cadeau a été un moment chargé d’émotion. L’auteur, submergée par l’émotion, a avoué : « Quel est mon problème ? », réalisant que ses amis n’avaient aucune idée de l’importance que revêtait ce cadeau. Ce livre était bien plus qu’un simple présent : c’était le fruit d’un travail personnel, entrepris dans les moments de doute et de difficultés, un témoignage de l’évolution de son fils, un acte d’amour et de dévouement.
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