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This Intense V/H/S Segment From the Director of ‘Pearl’ and ‘X’ Shakes Me to the Core Like No Other

En 2012, le film collectif d'horreur V/H/S a insufflé un vent nouveau dans un genre en quête de renouveau. Bien qu'il n'ait pas explosé au box-office, ce projet audacieux a permis à certains des plus talentueux réalisateurs du…

This Intense V/H/S Segment From the Director of ‘Pearl’ and ‘X’ Shakes Me to the Core Like No Other

En 2012, le film collectif d’horreur V/H/S a insufflé un vent nouveau dans un genre en quête de renouveau. Bien qu’il n’ait pas explosé au box-office, ce projet audacieux a permis à certains des plus talentueux réalisateurs du cinéma d’horreur de s’unir pour une expérience unique : un film à sketches entièrement tourné dans le style du found footage.

L’horreur a connu des périodes plus sombres dans les années 2000, mais a rebondi dans les années 2010 avec des succès tels que The Conjuring, Insidious et Sinister. V/H/S s’est alors imposé comme un catalyseur, en combinant deux formules familières pour créer quelque chose de nouveau. L’idée de réunir des courts métrages d’horreur, tous présentés comme des images récupérées, était brillante. Cependant, la franchise a souvent été critiquée pour sa tendance à répéter la même recette.

Trop de segments, qu’ils soient réussis ou non, se sont appuyés sur des schémas prévisibles : des personnages confrontés à des apparitions monstrueuses, suivis de scènes de panique et de poursuite filmées à la caméra tremblante. Un assaut sensoriel dans un format où la subtilité est censée primer. C’est précisément pour cette raison que « Second Honeymoon », réalisé par Ti West, se distingue. Il renverse les codes et offre une expérience radicalement différente.

« Second Honeymoon » a eu la lourde tâche de faire suite à « Amateur Night », un segment particulièrement réussi. Comment se mesurer à une telle performance ? En misant sur le talent de Ti West, alors un réalisateur prometteur déjà reconnu pour son film d’horreur lent et atmosphérique, The House of the Devil (2009), qui évoque l’esthétique des années 1970.

Le segment suit des images personnelles de Sam (Joe Swanberg) et Stephanie (Sophia Takal), un jeune couple en lune de miel en Arizona. Lors d’une étape de leur voyage, Stephanie consulte une machine à prédictions robotique qui lui annonce une prochaine rencontre avec un être cher. Plus tard, une femme étrange (Kate Lyn Sheil) frappe à la porte de leur motel pour demander de l’aide, mais est chassée. Pendant la nuit, la caméra du couple s’allume, mais c’est un intrus mystérieux qui filme, maniant un couteau et caressant Stephanie avant de voler leur argent.

On pourrait croire connaître la suite, mais « Second Honeymoon » réserve une fin sanglante et inattendue. La nuit suivante, l’intrus, masqué par un visage déformé en plastique transparent, pénètre à nouveau dans la chambre d’hôtel et active la caméra. Au lieu de s’en prendre à Stephanie, il poignarde Sam à plusieurs reprises au cou, le laissant mourir lentement, noyé dans son propre sang. On découvre alors que l’agresseur est la femme qui avait frappé à la porte. Pour couronner le tout, elle embrasse Stephanie, révélant que la mariée était de mèche avec son époux pour l’assassiner.

L’efficacité de « Second Honeymoon » réside dans sa capacité à créer un malaise profond avec des moyens simples. Contrairement à la plupart des autres segments de V/H/S, qui mettent en scène des monstres, des extraterrestres ou des phénomènes surnaturels, ce court métrage se concentre sur des personnages humains et des situations réalistes. L’horreur est d’autant plus palpable qu’elle pourrait arriver à n’importe qui. Il n’y a pas de jump scares, pas de cris hystériques, juste un couple qui semble être observé.

Le segment joue avec nos attentes avant de les briser. Il nous amène à croire que Stephanie est la victime potentielle, comme c’est souvent le cas dans le genre horrifique. La prédiction de la machine à fortune renforce cette idée. Mais, soudainement, c’est Sam qui est attaqué. La violence, souvent excessive dans la franchise V/H/S, est ici utilisée avec parcimonie et impact. Au lieu d’un simple flot de sang, il jaillit en jets, et nous sommes forcés d’entendre les râles de Sam alors qu’il agonise.

« Second Honeymoon » gagne même en profondeur lors d’un second visionnage. Connaître le dénouement permet de percevoir les indices subtils et de comprendre les dynamiques entre Sam et Stephanie sous un nouveau jour. On voudrait les avertir, mais il est trop tard : l’histoire est déjà écrite, comme un enregistrement macabre. Des histoires similaires sont rapportées dans les journaux télévisés, et nous sommes désormais forcés d’être témoins de l’horreur avec nos propres yeux, confrontés à l’imprévisibilité de la violence. C’est bien plus troublant que n’importe quel monstre fantastique ou trucage bon marché.

V/H/S est disponible en streaming sur Prime Video et Hulu aux États-Unis.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.