Tom Cruise a révélé comment il a réduit de six heures à moins d’une heure le temps de pose des prothèses pour son rôle de magnat du pétrole dans le film Digger, en instaurant des séances chronométrées avec un chronomètre et un tableau noir lors de son passage dans le podcast New Heights.
Les exigences physiques et la préparation du film Digger
Iñárritu. Pour se métamorphoser en ce personnage quinquagénaire doté de cheveux gris, de rides et d’une corpulence plus massive, l’acteur a dû porter une combinaison matelassée et un visage entièrement recouvert de prothèses. Cette transformation physique lourde a nécessité des ajustements drastiques dans l’emploi du temps quotidien du tournage.
Invité sur l’épisode du podcast New Heights animé par Travis et Jason Kelce, la vedette a détaillé l’impact de ce processus artistique sur son rythme de travail. Le long métrage, dont la sortie en salles est fixée au 2 octobre, marque le premier rôle de composition de cette envergure pour l’acteur depuis son incarnation du producteur Les Grossman dans la comédie Tropic Thunder en 2008.
Le calcul mathématique et la méthode du chronomètre
Au début de la production, l’application initiale des prothèses et le coiffage prenaient six heures chaque jour, une durée incompatible avec la cadence des journées de travail. La première fois que nous avons fait le maquillage, cela a pris six heures, a expliqué l’acteur lors de son entretien. Je fais le calcul. Il y a 24 heures dans une journée… Je dois faire les choses si bien pour être si économe dans ce que je fais.
Ayant évalué son besoin de sommeil à au moins six heures par nuit et tablant sur des journées de tournage de douze heures, l’artiste s’est retrouvé face à un déséquilibre intenable. Pour remédier à cette impasse, il a introduit une organisation rigoureuse en coulisses, se munissant d’un tableau noir, d’un effaceur, d’un marqueur et d’une personne chargée de mesurer le temps.
J’avais un type là-bas avec un chronomètre, et je me suis dit : ‘OK, vous voyez ce temps, six heures ? D’ici la fin, nous allons descendre sous l’heure’. Tom Cruise, invité du podcast New Heights, via The Hollywood Reporter
La résistance de l’équipe et l’efficacité retrouvée
L’équipe de maquilleurs n’a pas accueilli cette initiative avec enthousiasme. D’après le récit de l’acteur, les professionnels ont d’abord rejeté l’idée en affirmant que cela ne se produirait jamais. Face à ce refus catégorique, l’interprète a réagi en bousculant leurs certitudes : Si vous dites non, vous ne pouvez pas le faire, vous n’y arriverez jamais. Alors pouvons-nous convenir que nous allons peut-être rendre cela un peu moins long ?

Chaque pièce prothétique a ainsi été chronométrée, puis soumise à des exercices répétés d’entraînement jusqu’à atteindre l’objectif fixé de moins de soixante minutes. L’efficacité s’est avérée telle que l’équipe elle-même a fini par s’étonner du résultat, constatant qu’elle parvenait au but sans précipitation excessive. L’acteur attribue cette démarche à sa philosophie professionnelle générale : J’aime entrer dans un système, l’étudier et essayer de comprendre comment je peux faire mieux, de manière plus efficace.
Les conditions de tournage et la confrontation avec le personnage
Sous les couches de latex et la lourdeur des prothèses, le tournage s’est avéré particulièrement éprouvant pour l’organisme. L’acteur a mentionné l’inconfort de la transpiration excessive nécessitant des pauses fréquentes sous un ventilateur, ainsi que la pression exercée par le poids supplémentaire sur ses genoux et son corps. Dans l’intrigue du film, son personnage de Digger Rockwell provoque une catastrophe environnementale qui pousse le président américain, incarné par John Goodman, à lui ordonner de réparer les dégâts causés.