L’avenir des marinas est numérique : une startup andalouse mise sur l’intelligence artificielle et la blockchain pour révolutionner le secteur nautique. Torbellino Tech, fondée par l’expert en cybersécurité Juan Díez García, propose des solutions innovantes pour optimiser la gestion des données et offrir de nouveaux services aux plaisanciers.
Lors du récent congrès de la Marine Espagnole à Puerto Sotogrande, Juan Díez García a présenté une vision audacieuse : une “révolution industrielle des nouvelles technologies informatiques pour les marinas”. Au cœur de cette transformation se trouve un concept unique, le « Turing Test Blockchain », développé par Torbellino Tech. « Il s’agit d’une fusion nucléaire des technologies d’intelligence artificielle et de blockchain, totalement applicable aux marinas », explique-t-il.
L’entreprise, qui analyse l’intersection entre l’informatique et l’économie, vise à créer des solutions interdépendants et à exploiter le potentiel de la blockchain pour le secteur nautique et au-delà. L’objectif est d’adapter les nouvelles technologies aux marinas, en proposant de nouveaux services et en les intégrant au cyberespace. « Il existe de nombreux services qui peuvent être mis en œuvre et je pense qu’il existe désormais une voie très positive à suivre », affirme M. Díez.
Torbellino Tech travaille actuellement sur plusieurs projets concrets, dont les détails restent confidentiels. L’entreprise insiste sur l’importance pour les marinas d’adopter des outils technologiques pour optimiser leurs services. La digitalisation des marinas se traduira, selon M. Díez, par l’apparition de nouvelles interfaces utilisateur, plus intuitives et accessibles. L’intelligence artificielle jouera un rôle clé, permettant d’atteindre des niveaux de performance et de précision exceptionnels.
La startup andalouse développe notamment un réseau informatique pour les marinas, basé sur le « Turing Test Blockchain ». Pour que ce réseau soit efficace, il est essentiel que les marinas adoptent une méthodologie de travail commune et des étapes précises. Cela impliquerait la mise en place d’un logiciel personnalisé pour chaque entreprise participant à l’initiative, créant ainsi une « Intelligence Artificielle Spéciale Distribuée ».
Selon des études citées par Juan Díez García, chaque euro investi dans les nouvelles technologies informatiques pourrait générer jusqu’à 7 euros de revenus supplémentaires pour les entreprises. Cependant, il souligne la nécessité de convaincre les acteurs du secteur des avantages de ces changements pour stimuler la croissance. « La synergie est essentielle dans ce secteur en raison des modèles économiques qui peuvent apparaître pour le bien de toutes les parties », précise-t-il.
Spécialiste de la cybersécurité, M. Díez reconnaît les défis liés à la protection du cyberespace. « Le cyberespace n’est pas facile à sauver compte tenu des risques existants », admet-il. Il estime que la clé réside dans l’utilisation des nouvelles technologies pour développer de nouveaux services et modèles économiques, améliorant ainsi la performance et la sécurité.
Juan Díez García, originaire des Asturies mais basé en Andalousie, possède un parcours académique solide. Il est titulaire d’une maîtrise en logique et philosophie des sciences de l’Université de Grenade et d’un diplôme d’ingénieur informatique de l’Université de Séville. De 2019 à 2021, il a suivi un master en ingénierie et analyse de données à l’Université technique de Munich (Allemagne), avec une spécialisation en apprentissage automatique, vision par ordinateur et simulations de conduite autonome. Il prépare actuellement une thèse à l’Université de Malaga et a participé à un projet scientifique collaboratif avec l’Université Radboud et Ikerlan S. Coop.
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