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Tour de Ski, Erik Valnes

Publié le 29 décembre 2025 18h36. La présence d'un entraîneur de ski de fond russe au Tour de Ski, même en simple spectateur, suscite une vive controverse au sein de la communauté nordique, ravivant les tensions liées à…

Tour de Ski, Erik Valnes

Publié le 29 décembre 2025 18h36. La présence d’un entraîneur de ski de fond russe au Tour de Ski, même en simple spectateur, suscite une vive controverse au sein de la communauté nordique, ravivant les tensions liées à la guerre en Ukraine et à la participation des athlètes russes aux compétitions internationales.

  • La présence d’Egor Sorin, entraîneur russe, à Toblach a été critiquée par des experts et anciens skieurs.
  • Sorin explique être présent pour assister les deux skieurs russes autorisés à participer à la Coupe du monde par la FIS.
  • Un journaliste de TV 2 appelle à la retenue et au respect, soulignant la nécessité de distinguer la politique des individus.

La participation, même indirecte, d’un représentant russe au Tour de Ski a mis le feu aux poudres. Valnes, interrogé par TV 2, n’a pas mâché ses mots :

« C’est ce que l’on obtient lorsqu’on commence à ouvrir la porte aux Russes. C’est comme ça. Ils ne devraient pas du tout être là ! »

Valnes

L’expert en ski de fond de TV 2, Petter Skinstad, va encore plus loin dans sa critique, jugeant inacceptable la présence de l’entraîneur Egor Sorin à Toblach :

« Comme tous les autres Russes, il n’a rien à faire à Toblach. Nous constatons que Sorin et d’autres Russes traversent néanmoins chaque jour les frontières en Ukraine, ce qui est donc 0% surprenant. »

Petter Skinstad, expert en ski de fond de TV 2

Egor Sorin, contacté par un journal suédois, a précisé qu’il était là pour soutenir les deux skieurs russes autorisés à concourir par la Fédération Internationale de Ski (FIS). Il a toutefois souligné qu’il n’avait pas bénéficié du statut neutre accordé aux athlètes, et n’avait donc pas d’accréditation officielle.

Ernst A. Lersveen, journaliste et reporter pour TV 2, nuance ces réactions vives dans une analyse publiée sur Nettavisen. Il plaide pour une approche plus mesurée, appelant à distinguer la politique de la guerre des individus, et à respecter les règlements sportifs en vigueur. Il souligne que les deux skieurs russes participent sous drapeau neutre et que l’entraîneur suit les règles de la FIS.

Lersveen estime qu’il est déraisonnable de lier directement un individu respectant les règles du sport aux actes de guerre en Ukraine. Il s’interroge sur l’utilité de telles accusations et appelle à la retenue.

« Je respecte le fait que la guerre suscite des émotions fortes. En même temps, nous devons être capables de faire la distinction entre la politique, la guerre et les individus. »

Ernst A. Lersveen, journaliste TV 2

Le journaliste s’appuie également sur le témoignage d’Andrew Musgrave, un skieur britannique, qui explique à TV 2 que, la FIS ayant autorisé la participation des deux Russes, il faut accepter cette décision et comprendre qu’ils ont besoin d’un entraîneur.

« La FIS a décidé que les deux seraient autorisés à concourir. Ensuite, nous devons l’accepter. Ensuite, il faut comprendre qu’ils doivent avoir un coach. Ils ne peuvent pas rester ici avec des figurants bleus et essayer de réparer eux-mêmes les skis. »

Andrew Musgrave, skieur britannique

Lersveen conclut en appelant au respect et à la dignité, rappelant que le sport doit pouvoir agir avec discernement. Il exhorte Valnes et Skinstad à faire preuve de bon sens et à ne pas laisser la colère suscitée par la guerre dépasser le cadre de deux athlètes et de leur entraîneur. Lire également l’analyse d’Ernst A. Lersveen sur le Tour de Ski.

Lire également l’article d’Ernst A. Lersveen sur les moments marquants de l’année sportive norvégienne.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.