Publié le 28 décembre 2025 à 17h01. Au moins trois personnes ont perdu la vie et soixante ont été blessées dimanche dans la province côtière de Lattaquié, en Syrie, lors de manifestations consécutives à un attentat meurtrier ciblant une mosquée alaouite à Homs. Les autorités syriennes imputent ces violences aux partisans de l’ancien régime.
- Trois morts et soixante blessés sont à déplorer à Lattaquié suite à des affrontements lors de manifestations.
- Les blessures signalées incluent des traumatismes causés par des armes blanches, des projectiles et des coups de feu.
- L’attentat à la bombe contre la mosquée Imam Ali bin Abi Talib à Homs, revendiqué par un groupe islamiste, a déclenché la vague de violence.
Les tensions sont vives en Syrie après l’attentat à la bombe qui a frappé vendredi dernier la mosquée Imam Ali bin Abi Talib à Homs, faisant huit morts. L’explosion, survenue en plein milieu de la prière du vendredi, la plus importante de la semaine, aurait été causée par un engin explosif placé à l’intérieur du lieu de culte. Le groupe islamiste Saraya Ansar al Suna, opposé aux minorités religieuses et lié aux idées de l’État islamique, a revendiqué l’attaque sur Telegram.
En réaction à cet attentat et aux appels à la mobilisation, les autorités syriennes ont renforcé les mesures de sécurité dans les villes de la côte syrienne, à majorité alaouite. Dimanche, des manifestations ont éclaté à Lattaquié, dégénérant en affrontements avec les forces de l’ordre.
Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, citant les autorités sanitaires, « trois personnes ont été tuées et 60 autres blessées lorsque des individus liés à l’ancien régime ont attaqué les forces de sécurité et la population civile lors des manifestations d’aujourd’hui à Lattaquié ». Les hôpitaux ont rapporté que les blessures soignées incluaient des traumatismes causés par des couteaux, des pierres et des coups de feu.
Le chef de la sécurité de Lattaquié, Abdulaziz al Ahmad, a déclaré dans un communiqué que des tirs en l’air avaient été signalés lors des manifestations, organisées par Ghazal Ghazal, le plus haut chef religieux alaouite, une branche du chiisme professée par la famille Al Asad. Il a précisé que les forces de sécurité contrôlaient la situation.
La province de Lattaquié, bastion du régime syrien, est majoritairement peuplée d’alaouites. L’attentat de Homs et les manifestations qui s’ensuivent soulignent la fragilité de la situation sécuritaire en Syrie et les tensions intercommunautaires persistantes.
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