Publié le 15 octobre 2025 à 01h28. Lors d’un sommet consacré à l’accord de paix à Gaza, le président américain Donald Trump a égayé l’assemblée de remarques parfois maladroites et de plaisanteries sur les chefs d’État et les personnalités présentes.
- Donald Trump a fait des commentaires sur l’apparence de la Première ministre italienne Giorgia Meloni.
- Il a eu des difficultés à localiser le président français Emmanuel Macron et a plaisanté sur sa discrétion.
- Des confusions sur les titres de certains dirigeants, comme le Premier ministre canadien, ont également été rapportées.
Le sommet, qui s’est tenu le 13 octobre (heure locale) à Charm el-Cheikh, en Égypte, a rassemblé plus de vingt chefs d’État et de gouvernement européens et du Moyen-Orient, ainsi que le président américain Donald Trump, pour la signature d’un accord de paix dans la bande de Gaza.
Selon le média politique américain Politico, le président Trump n’a pas hésité à faire des « blagues embarrassantes », voire potentiellement offensantes, pendant et après son discours. Ces remarques, bien que destinées à détendre l’atmosphère, ont suscité des réactions diverses parmi les participants.
Au cours de son allocution, le président Trump s’est tourné vers Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, et a déclaré : « C’est une belle jeune femme. » Il a ensuite ajouté, conscient du potentiel de controverse : « En Amérique, si vous qualifiez une femme de “belle”, votre carrière politique est terminée, mais je vais tenter le coup. » Il a ensuite demandé à la Première ministre Meloni : « Cela vous dérange-t-il d’être qualifiée de belle ? Parce que vous êtes belle. »
L’attention du président Trump s’est ensuite portée sur Emmanuel Macron. Après avoir exprimé sa gratitude au président français pour son soutien à l’accord de paix, il a cherché du regard son homologue dans l’assistance, avant de s’exclamer : « Je pense qu’Emmanuel est quelque part derrière moi, mais où est-il ? Je n’arrive pas à y croire. Il est discret aujourd’hui. » Il a ensuite ajouté, reprenant une expression qu’il utilise fréquemment à propos du président Macron : « C’est mon ami. »
Le président Trump a également évoqué la fortune de Mansour bin Zayed Al Nahyan Sheikh, vice-président et vice-premier ministre des Émirats arabes unis (EAU), en déclarant : « Il a beaucoup d’argent. Des liquidités illimitées. »
Une scène particulièrement notable s’est produite lorsqu’il a demandé : « Où est l’Angleterre ? » Le Premier ministre britannique Keir Starmer a alors été aperçu s’éloignant rapidement du podium, comme pour éviter une interaction potentiellement délicate. Keir Starmer est connu pour sa prudence diplomatique envers le président Trump.
Selon Politico, le Premier ministre Starmer semblait espérer une opportunité de prendre la parole, mais le président Trump a continué son discours, le laissant à nouveau à distance du podium.
L’une des confusions les plus remarquées a concerné le Premier ministre canadien Mark Carney, que le président Trump a appelé par erreur « président ». Lorsque le Premier ministre Carney a plaisanté : « Je suis heureux que vous m’ayez promu », le président Trump a répondu : « Est-ce que j’ai fait ça ? » et « N’ai-je pas au moins dit “gouverneur” ? »
Il est à noter que, au début de son mandat, le président Trump avait l’habitude de qualifier le Canada de « 51e État des États-Unis » et l’ancien Premier ministre Justin Trudeau de « gouverneur ».
Enfin, le président Trump a déclaré devant les dirigeants présents : « Il y a certains (dirigeants) que je n’aime pas particulièrement. Je ne dirai pas qui ils sont. » Il a ensuite ajouté aux journalistes : « Peut-être que vous savez (qui il est). »

Le président Trump s’exprime lors du sommet de Gaza qui s’est tenu en Égypte le 13 octobre (heure locale). À gauche, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et à droite, le Premier ministre britannique Keir Starmer.
[AFP 연합뉴스 자료사진]
Rapport via KakaoTalk okjebo
Reproduction/redistribution non autorisée, apprentissage de l’IA et utilisation interdites>
Sur le même sujet
