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Trump affirme que les États-Unis ont saisi un pétrolier au large des côtes du Venezuela

by Clara Dubois

Publié le 11 décembre 2025 à 00h02. Les États-Unis ont annoncé la saisie d’un pétrolier au large des côtes vénézuéliennes, une action qui intervient dans un contexte de tensions croissantes avec Caracas et d’une campagne de pression américaine visant à déstabiliser le régime de Nicolás Maduro.

  • Les États-Unis ont intercepté un pétrolier transportant du pétrole brut vénézuélien, également lié à l’Iran.
  • L’opération, menée par le FBI, la Homeland Security Investigations et la Garde côtière américaine, s’est déroulée sans incident.
  • Le Venezuela dénonce un acte de piraterie et affirme que cette saisie révèle les véritables motivations de Washington : le contrôle de ses ressources énergétiques.

L’administration Trump a confirmé mercredi la saisie d’un important pétrolier au large du Venezuela. Le président américain a déclaré que le navire était le plus grand jamais intercepté par les États-Unis, sans pour autant fournir de détails précis sur les raisons de cette opération. Il a simplement affirmé que l’information avait été saisie « pour de très bonnes raisons » et que d’autres informations seraient communiquées prochainement. Interrogé sur le sort du pétrole transporté, il a répondu laconiquement : « Nous le garderons, je suppose. »

La procureure générale Pam Bondi a publié une vidéo sur X (anciennement Twitter) montrant des forces armées descendant en rappel d’un hélicoptère sur le navire et progressant sur le pont, armes au poing. Selon elle, le FBI, la Homeland Security Investigations et la Garde côtière américaine, « avec le soutien du Département de la Guerre, ont exécuté un mandat de saisie contre un pétrolier utilisé pour transporter du pétrole sanctionné en provenance du Venezuela et de l’Iran ».

Ce pétrolier, identifié comme le Skipper, est sanctionné par les États-Unis depuis plusieurs années pour sa participation à un réseau illégal de transport de pétrole qui soutiendrait des organisations terroristes étrangères. L’opération s’est déroulée en eaux internationales, selon un haut responsable américain, sans faire de victimes ni parmi le personnel américain, ni parmi l’équipage du navire.

Le Venezuela a fermement condamné cette saisie, la qualifiant d’« acte de piraterie ». Dans une déclaration, le gouvernement vénézuélien a souligné que cette action, ainsi que les déclarations antérieures du président Trump, démontrent clairement que la politique de Washington à l’égard de Caracas vise à « déposséder » le pays de ses ressources énergétiques. « Dans ces circonstances, les véritables raisons de l’agression prolongée contre le Venezuela ont finalement été révélées. Ce n’est pas la migration. Ce n’est pas le trafic de drogue. Ce n’est pas la démocratie. Ce n’est pas les droits de l’homme. Il s’agissait toujours de nos richesses naturelles, de notre pétrole, de notre énergie, des ressources qui appartiennent exclusivement au peuple vénézuélien », a-t-il affirmé.

Caracas a annoncé qu’elle ferait appel de la saisie devant « toutes les instances internationales existantes ».

Cette saisie intervient dans un contexte de tensions déjà vives entre les États-Unis et le Venezuela, où l’administration Trump a intensifié sa campagne de pression visant à forcer Nicolás Maduro à quitter le pouvoir. Selon des informations rapportées par CNN, l’administration Trump travaille sur des plans pour le scénario post-Maduro, selon deux hauts responsables et une source proche des discussions.

Les États-Unis sont engagés depuis plusieurs mois dans une campagne de pression qui comprend l’envoi de milliers de soldats et d’un groupe d’attaque de porte-avions dans les Caraïbes, des attaques contre des navires soupçonnés de trafic de drogue et des menaces répétées à l’encontre de Maduro. L’armée américaine a jusqu’à présent tué 87 personnes lors d’attaques qui ont détruit 23 navires soupçonnés de transporter de la drogue, et Trump a suggéré à plusieurs reprises qu’une action terrestre pourrait bientôt avoir lieu.

Le président Trump n’a pas précisé s’il avait récemment parlé à Maduro, ni à qui appartient le pétrolier saisi, lors d’une question posée par Kristen Holmes de CNN.

Par ailleurs, Cuba, dont les infrastructures énergétiques vieillissantes dépendent des importations de pétrole, notamment du Venezuela, de la Russie et du Mexique, n’a pas immédiatement réagi à l’annonce de la saisie du pétrolier à destination de l’île. Le pays est déjà confronté à certaines des pannes d’électricité les plus graves depuis des décennies, avec des coupures de courant qui durent des heures, voire des jours.

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