Publié le 15 janvier 2026. Après des semaines de contestation sociale réprimée dans la violence, le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi avoir reçu des informations laissant espérer un apaisement en Iran, tout en maintenant une position ambiguë sur une éventuelle intervention militaire.
- Donald Trump affirme que le massacre en Iran s’est arrêté et qu’il n’y a pas de projet d’exécutions de manifestants.
- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a confirmé qu’il n’y aurait pas d’exécutions de manifestants.
- Les prix du pétrole ont chuté à l’ouverture des marchés asiatiques suite aux déclarations de Trump.
Les déclarations du président américain interviennent après des semaines de manifestations déclenchées initialement par la hausse du coût de la vie, mais rapidement transformées en un mouvement de contestation contre le régime théocratique iranien, au pouvoir depuis la révolution de 1979. Les forces de sécurité ont réprimé brutalement les protestations, suscitant une vive inquiétude internationale.
Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3 428 manifestants ont été tués et plus de 10 000 personnes arrêtées par les forces de sécurité iraniennes. Le bilan réel serait probablement bien plus élevé, les autorités n’ayant communiqué aucun chiffre officiel.
Interrogé par un journaliste de l’AFP sur la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump a répondu de manière évasive :
« Nous allons regarder cela et voir ce qui se passera ensuite. »
Donald Trump, président américain
Avant l’annonce de Trump, l’organisation norvégienne de défense des droits humains Hengaw avait signalé que l’exécution par pendaison du manifestant iranien Erfan Soltani était prévue mercredi, mais avait finalement été reportée. En réponse aux inquiétudes croissantes, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré à la chaîne Fox News qu’il n’y aurait pas d’exécutions de manifestants
« ni aujourd’hui ni demain »
Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères
La situation géopolitique est tendue. Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de lancer une opération militaire contre la République islamique afin de mettre fin à la répression. L’Iran a averti qu’il attaquerait les bases américaines dans la région en cas d’attaque. En réaction, le Qatar a partiellement évacué la base américaine d’Al Udeid, la plus importante du Moyen-Orient.
Les réactions internationales se multiplient. Le Royaume-Uni a annoncé la fermeture temporaire de son ambassade à Téhéran et l’Espagne a exhorté ses citoyens à quitter le pays. Les pays du G7 se sont déclarés mercredi
« profondément alarmés par le nombre élevé de morts et de blessés signalés »
G7
et ont prévenu qu’ils pourraient imposer de nouvelles sanctions si la répression ne cessait pas. L’ONU a annoncé la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité pour faire le point sur la situation en Iran.
Malgré une panne d’Internet de plus de cinq jours, de nouvelles vidéos publiées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’AFP montrent des dizaines de corps dans une morgue du sud de Téhéran. L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), basé aux États-Unis, estime que les autorités iraniennes utilisent
« un niveau de brutalité sans précédent pour réprimer les manifestations »
Institut pour l’étude de la guerre (ISW)
et que l’activité de protestation semble avoir considérablement diminué ces derniers jours.
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