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Trump est déçu par Zelensky et Moscou affirme que la nouvelle stratégie de sécurité américaine est conforme à la vision de la Russie

Publié le 8 décembre 2025 à 02:56. L'administration Trump a dévoilé une nouvelle stratégie de sécurité nationale qui marque une rupture avec les priorités traditionnelles américaines, suscitant des réactions contrastées en Europe et au Kremlin, alors que les…

Trump est déçu par Zelensky et Moscou affirme que la nouvelle stratégie de sécurité américaine est conforme à la vision de la Russie

Publié le 8 décembre 2025 à 02:56. L’administration Trump a dévoilé une nouvelle stratégie de sécurité nationale qui marque une rupture avec les priorités traditionnelles américaines, suscitant des réactions contrastées en Europe et au Kremlin, alors que les négociations pour un accord de paix en Ukraine piétinent.

  • Donald Trump s’est dit « un peu déçu » par le manque d’engagement du président Zelensky dans la promotion d’un plan de paix pour l’Ukraine.
  • La Russie a salué la nouvelle stratégie américaine, la jugeant globalement conforme à sa propre vision du monde.
  • Le document de politique étrangère américaine met l’accent sur l’hégémonie en Amérique latine et la lutte contre l’immigration, tout en remettant en question l’engagement envers les alliés européens.

La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine, dévoilée cette semaine, marque un tournant majeur dans la politique étrangère des États-Unis. Elle privilégie une approche axée sur les intérêts nationaux, rompant avec les décennies d’efforts visant à maintenir une position d’hégémonie mondiale. Le document, qui s’inscrit dans la continuité du slogan « L’Amérique d’abord », appelle à une concentration des efforts sur l’Amérique latine et à un durcissement de la politique d’immigration.

Le président Trump a exprimé sa déception face à l’attitude du président ukrainien Volodymyr Zelensky concernant une proposition de plan de paix visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. S’adressant aux journalistes lors d’une cérémonie au Kennedy Center, il a déclaré :

« J’ai parlé avec le président Poutine et avec les dirigeants ukrainiens (…), y compris Zelensky (…) et je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition, et c’était il y a quelques heures. »

Donald Trump, président américain

La Russie a accueilli favorablement cette nouvelle orientation stratégique. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré à la chaîne Rossiya que l’administration Trump se distinguait fondamentalement des précédentes :

« Les ajustements que nous constatons… sont tout à fait conformes à notre vision. »

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

Il a également souligné que le président Trump, fort de sa position intérieure, avait la capacité de modifier le concept de politique étrangère pour l’adapter à sa propre vision.

Cette nouvelle stratégie intervient alors que des négociations sont en cours en Floride entre des représentants ukrainiens et l’administration Trump, dans le but de trouver un accord pour mettre fin au conflit qui dure depuis près de quatre ans. Cependant, trois jours de pourparlers n’ont pour l’instant pas permis de percée significative.

Le document de 33 pages critique vivement les alliés européens, soulignant que les États-Unis soutiendront les opposants aux valeurs promues par l’Union européenne, notamment en matière d’immigration. Il affirme également que les États-Unis ne chercheront plus à monopoliser la position de superpuissance, mais qu’ils empêcheront d’autres nations de dominer le monde, sans pour autant s’engager dans des conflits coûteux.

La stratégie prévoit également un renforcement de la lutte contre l’influence étrangère, la fin de l’immigration de masse et le rejet de ce que les États-Unis considèrent comme la « censure » pratiquée par les institutions de l’Union européenne. Elle suggère que l’Europe est confrontée à un « effacement civilisationnel » et ne considère pas la Russie comme une menace directe pour les États-Unis.

Cette approche a suscité de vives critiques de la part de responsables et d’analystes européens. Certains ont dénoncé l’accent mis sur la liberté d’expression et comparé le langage utilisé à la rhétorique du Kremlin. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a adressé un message aux « amis américains » :

« L’Europe est votre alliée la plus proche, pas votre problème »

Donald Tusk, Premier ministre polonais

, en référence à « nos ennemis communs ». L’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt a quant à lui estimé que le document se situait « à droite de l’extrême droite ».

L’administration Trump a également renforcé ses liens avec le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne, considéré comme un mouvement extrémiste par les services de renseignement allemands.

En outre, la stratégie américaine prévoit de cibler les bateaux soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et dans l’océan Pacifique oriental, ainsi que d’étudier les possibilités d’une action militaire au Venezuela. Elle appelle également à une augmentation des dépenses de défense du Japon, de la Corée du Sud, de l’Australie et de Taiwan.

Les démocrates du Congrès américain ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact de cette stratégie sur les relations extérieures de Washington. Le représentant Jason Crow a qualifié le document de « désastreux pour la position de l’Amérique dans le monde », tandis que le représentant Gregory Meeks a dénoncé un abandon des valeurs qui ont guidé la politique américaine pendant des décennies.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.