Publié le 28 octobre 2025 10h21. Le président américain Donald Trump a entamé mardi une journée diplomatique intense à Tokyo, marquée par une rencontre chaleureuse avec la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi et une visite à bord d’un porte-avions américain, dans un contexte de négociations commerciales et de tensions géopolitiques en Asie.
- Donald Trump a rencontré la Première ministre japonaise Sanae Takaichi et a salué son accession au pouvoir.
- Les deux dirigeants ont signé des accords concernant le commerce et la sécurité de l’approvisionnement en minéraux essentiels.
- Le président Trump a également visité l’USS George Washington et s’est adressé aux troupes américaines.
La visite de Donald Trump au Japon s’inscrit dans le cadre d’un voyage plus large en Asie, où il cherche à renforcer les alliances américaines et à aborder les défis économiques et sécuritaires de la région. Sanae Takaichi, arrivée au pouvoir il y a quelques jours, est confrontée au défi de consolider les relations avec les États-Unis tout en défendant les intérêts économiques de son pays.
Lors de leur rencontre, Donald Trump et Sanae Takaichi ont échangé des poignées de main chaleureuses. Le président américain a complimenté la Première ministre sur la fermeté de sa poignée de main :
« C’est une poignée de main très forte. »
Donald Trump, président des États-Unis
Sanae Takaichi a évoqué un match de baseball des World Series auquel elle avait assisté et a annoncé que le Japon offrirait 250 cerisiers à Washington l’année prochaine pour célébrer le 250e anniversaire de l’Amérique, ainsi que des feux d’artifice de la préfecture d’Akita pour les célébrations du 4 juillet. Elle a également fait référence à l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, mentor de Takaichi et artisan d’une relation étroite avec Trump :
« En fait, le Premier ministre Abe m’a souvent parlé de votre diplomatie dynamique. »
Sanae Takaichi, Première ministre du Japon
Donald Trump a qualifié la nomination de Sanae Takaichi comme Première ministre de « grosse affaire », soulignant l’engagement des États-Unis envers le Japon. Il a affirmé :
« Tout ce que je peux faire pour aider le Japon, nous serons là. Nous sommes un allié au plus haut niveau. »
Donald Trump, président des États-Unis
Les deux dirigeants ont signé un accord visant à renforcer l’alliance bilatérale et à stimuler les investissements japonais aux États-Unis, avec un objectif de 550 milliards de dollars. Ils ont également conclu un accord pour sécuriser l’approvisionnement en minéraux essentiels et en terres rares, cruciaux pour les technologies de pointe.
Donald Trump a ensuite visité l’USS George Washington, où il s’est adressé aux troupes américaines. Il a également mentionné des informations selon lesquelles Toyota investirait 10 milliards de dollars dans des usines automobiles aux États-Unis. Le président a souvent critiqué le Japon pour son manque d’achats de véhicules américains, en raison de leur taille inadaptée aux rues étroites japonaises.
La délégation japonaise a mis en avant des gestes symboliques, comme la présentation d’un déjeuner de travail combinant des ingrédients américains et japonais, ainsi que la discussion sur les efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Sanae Takaichi a offert à Donald Trump un putter utilisé par Shinzo Abe et un sac de golf signé par le golfeur Hideki Matsuyama. Ils ont également signé des casquettes de baseball noires « Japan is Back », rappelant les casquettes rouges « Make America Great Again » de Trump.
Par ailleurs, des signes d’apaisement des tensions entre les États-Unis et la Chine ont émergé à l’approche d’une réunion prévue entre Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping en Corée du Sud. Les négociateurs des deux pays ont indiqué qu’un accord commercial était en préparation, ce qui pourrait éviter une escalade potentiellement dommageable entre les deux plus grandes économies mondiales. Les détails de cet accord restent cependant flous.
Donald Trump devrait quitter le Japon mercredi pour se rendre en Corée du Sud, où il participera au sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique.
