Publié le 24 septembre 2025 10h30. Le président américain Donald Trump a lancé une initiative diplomatique surprise en invitant plusieurs dirigeants mondiaux à participer à un « Conseil de paix » dédié à la résolution du conflit à Gaza, alors qu’un nouveau gouvernement palestinien technocrate tente de se mettre en place.
- Donald Trump a invité les présidents turc (Recep Tayyip Erdogan) et argentin (Javier Milei), ainsi que le Premier ministre canadien (Mark Carney) et britannique (Keir Starmer) à rejoindre ce conseil.
- L’Égypte devrait également inviter le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
- Un gouvernement palestinien intérimaire composé de 14 technocrates indépendants du Hamas s’est réuni pour la première fois au Caire.
L’annonce de ce conseil de paix intervient alors que l’administration Trump poursuit ses efforts pour élaborer un plan de paix global pour Gaza. Ce plan, dont la deuxième phase a été dévoilée précédemment, vise à mettre un terme définitif aux hostilités et à obtenir le désarmement du Hamas, qui continue de rejeter toute désarmement.
La présidence turque a confirmé aujourd’hui l’invitation adressée à Recep Tayyip Erdogan. Le ministère des Affaires étrangères égyptien a également indiqué que Le Caire envisageait d’adresser une invitation similaire à Abdel Fattah al-Sissi. Javier Milei a exprimé son honneur d’avoir été invité via sa plateforme X. Le Premier ministre canadien Mark Carney a quant à lui indiqué qu’il accepterait l’invitation, selon la chaîne de télévision CBC. Selon la BBC, Keir Starmer étudierait également la possibilité de participer.
La composition du conseil de paix, dont la présidence sera assurée par Donald Trump, comprend également des personnalités influentes telles que le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le gendre de Trump, Jared Kushner.
Parallèlement à cette initiative diplomatique, un gouvernement intérimaire palestinien, composé de 14 technocrates censés être sans affiliation au Hamas, a tenu sa première réunion au Caire jeudi. Ali Shaath, ancien vice-ministre des Transports de l’Autorité palestinienne (AP), qui administre une partie de la Cisjordanie, en assure la direction.
Ce gouvernement intérimaire est une étape clé dans la deuxième phase du plan de paix de Trump, qui vise à créer un cadre pour une solution durable au conflit israélo-palestinien.
Pour aller plus loin
