Publié le 23 octobre 2025 à 14h23. L’ancien président américain Donald Trump affirme avoir obtenu des garanties d’Israël concernant l’annexion de la Cisjordanie, tout en révélant une forte pression exercée sur le Premier ministre Netanyahu pour parvenir à un accord sur Gaza et relancer les relations entre Israël et le monde arabe.
- Donald Trump assure qu’Israël ne procédera pas à l’annexion de la Cisjordanie, sous peine de perdre le soutien des États-Unis.
- Il révèle avoir vivement critiqué une opération militaire israélienne au Qatar, la qualifiant d'”erreur tactique”.
- L’ancien président américain envisage une visite prochaine à Gaza et propose des pistes pour revitaliser la bande, notamment la libération de Marwan Barghouti.
Dans une interview accordée au Time, Donald Trump a affirmé avoir reçu l’assurance qu’Israël renoncerait à annexer la Cisjordanie. Il a répété à trois reprises : « Cela n’arrivera pas », quelques jours seulement après l’approbation en première lecture par le Parlement israélien d’un projet d’annexion de la Cisjordanie, selon BioBioChile.
Trump a également souligné qu’il avait mis la pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il accepte un accord concernant la bande de Gaza. Il a rapporté avoir dit à Netanyahu :
« Bibi, tu ne peux pas combattre le monde. Tu peux mener des batailles individuelles, mais le monde est contre toi. »
Donald Trump, ancien président américain
L’interview, décrite par Time comme un « monologue ponctué d’imprécations », révèle que Trump a menacé de rompre l’alliance historique entre les États-Unis et Israël si Netanyahu refusait sa proposition de cessez-le-feu avec le Hamas.
Steve Witkoff, envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient et témoin de la conversation, a confirmé qu’il s’agissait d’une « déclaration très directe et énergique » adressée à Netanyahu. Trump a également exprimé sa colère face à l’attaque israélienne contre des négociateurs du Hamas au Qatar début septembre, la qualifiant de « terrible » et d’« erreur tactique » qui violait la souveraineté du Qatar, un allié des États-Unis et un médiateur clé dans les pourparlers.
Selon Trump, cet incident a également servi à démontrer aux pays arabes que le conflit à Gaza pouvait dégénérer en un conflit régional, renforçant ainsi le soutien à son plan de paix. Il a annoncé son intention de se rendre « bientôt » à Gaza afin de contribuer à la revitalisation de la bande dévastée. Il a même suggéré qu’il pourrait demander à Israël de libérer Marwan Barghouti, un leader palestinien considéré comme une figure capable de succéder à Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne.
L’ancien président américain espère, d’ici la fin de l’année, étendre les Accords d’Abraham, qui visent à normaliser les relations entre Israël et ses voisins arabes, et notamment obtenir l’adhésion de l’Arabie saoudite, un acteur majeur de la région. Sa « vision optimiste », selon Time, repose sur une plus grande intégration économique entre Israël et les pays arabes, incluant des accords de libre-échange, le développement d’un réseau énergétique israélien et la construction de lignes ferroviaires reliant la Méditerranée au golfe Persique, avec Trump se positionnant comme un acteur « essentiel » pour la réalisation de ces projets.
