Publié le 23 octobre 2025 à 06h18. L’ancien président américain Donald Trump a démenti les informations selon lesquelles son administration aurait levé des restrictions sur l’utilisation par l’Ukraine de missiles à longue portée, après la publication d’un article en ce sens par le Wall Street Journal. Cette controverse intervient après une frappe ukrainienne sur une usine chimique russe.
- Donald Trump nie avoir autorisé l’Ukraine à utiliser des missiles à longue portée pour frapper en Russie.
- Le Wall Street Journal affirme que l’administration Trump avait levé des restrictions sur l’utilisation de missiles occidentaux par Kiev.
- L’Ukraine a revendiqué une frappe avec des missiles Storm Shadow sur une usine chimique dans la région de Briansk.
Donald Trump a fermement réfuté les allégations du Wall Street Journal selon lesquelles les États-Unis auraient assoupli les restrictions sur l’utilisation par l’Ukraine de missiles à longue portée. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, l’ancien président a qualifié l’article de « fausse nouvelle » et a affirmé que les États-Unis n’étaient impliqués d’aucune manière dans la fourniture ou l’utilisation de ces armes.
« L’article du Wall Street Journal selon lequel les États-Unis ont autorisé l’Ukraine à utiliser des missiles à longue portée capables d’atteindre profondément la Russie est une fausse nouvelle ! Les États-Unis n’ont rien à voir avec ces missiles, peu importe d’où ils viennent ou ce que l’Ukraine en fait ! »
Donald Trump, ancien président américain
Le Wall Street Journal avait rapporté, citant des responsables américains anonymes, que l’administration Trump avait récemment levé une restriction clé sur l’utilisation par l’Ukraine de certains missiles à longue portée fournis par les alliés occidentaux. L’article faisait notamment référence à l’utilisation par les forces armées ukrainiennes de missiles de croisière Storm Shadow, fournis par le Royaume-Uni, pour frapper une usine chimique à Briansk.
L’attaque sur l’usine chimique de Briansk, revendiquée par l’état-major général des forces armées ukrainiennes le 21 octobre, a été menée avec une combinaison de missiles et d’attaques aériennes, selon un communiqué de l’armée ukrainienne. L’usine est décrite comme un élément important du complexe militaro-industriel russe, produisant de la poudre à canon, des explosifs et des composants pour les fusées.
Selon des informations rapportées par Bloomberg, le gouvernement britannique aurait livré plusieurs dizaines de missiles de croisière longue portée Storm Shadow supplémentaires début novembre 2024. L’agence de presse indique que les forces armées ukrainiennes auraient utilisé ces missiles pour la première fois contre des cibles en Russie dans la seconde moitié du mois de novembre, ciblant notamment le village de Maryino, dans la région de Koursk. Les attaques contre des installations militaires et des raffineries de pétrole russes en 2025 auraient été principalement menées à l’aide de drones.
Interrogé sur la possibilité de fournir à l’Ukraine des missiles de croisière à longue portée Tomahawk, Donald Trump a souligné la complexité de ces armes et le temps nécessaire à leur maîtrise. Il a affirmé qu’il faudrait entre six mois et un an de formation pour qu’un opérateur puisse les utiliser efficacement.
« Le problème avec Tomahawk que beaucoup de gens ignorent : il faut au moins six mois, généralement un an, pour apprendre à les utiliser. C’est une arme très complexe. Alors lancez Tomahawk seuls ceux qui savent déjà comment le faire peuvent le faire. »
Donald Trump, ancien président américain
Trump a précisé que les États-Unis ne prévoient pas de former des opérateurs ukrainiens à l’utilisation des missiles Tomahawk. Cette déclaration intervient après une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, à la Maison Blanche.