Publié le 5 janvier 2026 à 9h56 CET, mis à jour à 10h04. L’administration américaine a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve d’une attaque ukrainienne par drone contre une résidence du président russe Vladimir Poutine, contredisant ainsi les allégations de Moscou et revenant sur les premières réactions prudentes de Donald Trump.
- Les États-Unis n’ont trouvé aucune confirmation de l’attaque de drones ukrainiens contre une résidence de Vladimir Poutine.
- Donald Trump avait initialement exprimé son inquiétude face aux accusations russes, avant de les remettre en question après enquête.
- L’incident intervient dans un contexte de tentatives diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine et de négociations entre Trump et Zelensky.
Selon les autorités américaines, les affirmations russes concernant une attaque de drones ukrainiens sur une résidence de Vladimir Poutine, dans la région de Novgorod, ne sont pas étayées par des preuves. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précédemment accusé Kyiv d’avoir lancé une vague de drones, affirmant que les systèmes de défense aérienne russes les avaient interceptés. Lavrov avait également critiqué cette action, la jugeant particulièrement inopportune alors que des efforts diplomatiques s’intensifiaient pour trouver une issue au conflit.
Cette clarification de Washington fait suite à une rencontre récente entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Mar-a-Lago, en Floride, où ils ont discuté d’un plan de paix en 20 points proposé par les États-Unis. Zelensky avait rapidement nié les accusations russes. Trump a déclaré aux journalistes à bord d’Air Force One :
« Quelque chose s’est passé à proximité, je ne pense pas que cette attaque ait eu lieu. »
Donald Trump, président américain
Il a précisé que Washington, après vérification, ne croit pas à la réalisation de cette attaque, tout en reconnaissant qu’un événement s’était produit dans la région.
Initialement, Trump avait semblé prendre les allégations russes au sérieux, les qualifiant de « profondément inquiétantes » lors d’un appel téléphonique avec Poutine. Il a ensuite publié sur ses réseaux sociaux un lien vers un article du New York Post remettant en question la véracité des accusations russes. Il a également affirmé être « plus proche que jamais » de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre.
Le président américain a rencontré des difficultés à tenir sa promesse de mettre fin rapidement à la guerre en Ukraine, s’engageant à le faire dans les 24 heures suivant son investiture. Il a exprimé son irritation envers Zelensky et Poutine dans leurs tentatives de médiation. Bien que Trump et Zelensky aient déclaré avoir fait des progrès lors de leurs pourparlers en Floride, Poutine n’a montré aucun signe d’ouverture à une résolution du conflit tant que toutes ses exigences maximalistes ne sont pas satisfaites, notamment le contrôle total du Donbass et des restrictions sévères sur les capacités militaires ukrainiennes.
Sources supplémentaires • AP
