Publié le 20 novembre 2025 à 03h26. Après des mois de résistance, le président américain Donald Trump a finalement signé la loi autorisant la publication des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, une décision prise sous la pression croissante de son propre parti.
- Le président Trump a signé la loi libérant les dossiers judiciaires de l’affaire Epstein.
- Le ministère de la Justice dispose désormais de 30 jours pour soumettre les documents.
- La loi prévoit des exceptions pour protéger les victimes et les enquêtes en cours.
Donald Trump a annoncé sa décision sur la plateforme Truth Social, mettant fin à une longue saga judiciaire et politique. L’affaire Epstein, impliquant un réseau d’abus sexuels impliquant des personnalités fortunées et influentes, a suscité une vive indignation publique et des appels à la transparence.
Le Sénat américain avait adopté la loi à l’unanimité la veille, après un vote favorable de la Chambre des représentants par 427 voix contre une. Le président avait initialement hésité à signer le texte, mais a finalement cédé face à la pression grandissante de ses propres rangs. Le Congrès américain avait déjà voté en faveur de la loi, ne laissant plus qu’à Trump de donner son accord.
Délai de 30 jours pour la publication
Le ministère de la Justice dispose désormais d’un délai de 30 jours pour soumettre les dossiers. Ces documents comprennent des informations provenant du ministère, du parquet et du FBI, détaillant l’enquête sur Jeffrey Epstein et ses complices. Des documents relatifs à Ghislaine Maxwell, ancienne complice d’Epstein et reconnue coupable dans cette affaire, seront également rendus publics.
La publication comprendra également les journaux de vol du jet privé d’Epstein, incluant les listes de passagers, ainsi que des documents concernant des entreprises, des organisations à but non lucratif ou des agences gouvernementales potentiellement liées à Epstein.
Cependant, des critiques soulignent que la loi accorde au ministère de la Justice un pouvoir discrétionnaire important, permettant de retenir ou de masquer certaines informations, notamment celles concernant la protection de la vie privée des victimes ou la sécurité des enquêtes en cours. Les documents classifiés relevant de la sécurité nationale ne seront pas non plus divulgués.
E-mails récemment révélés
Cette affaire revêt une dimension politique explosive aux États-Unis. Avant son élection en novembre 2024, Donald Trump avait promis de divulguer intégralement les dossiers Epstein. Le non-respect de cette promesse après son entrée en fonction a suscité des critiques et des pressions accrues.
Récemment, des extraits d’e-mails provenant de la succession d’Epstein ont été rendus publics par les démocrates, mentionnant le nom de Trump. Ces révélations ont alimenté de nouvelles spéculations quant à l’étendue des connaissances du président républicain concernant les crimes d’Epstein.
Un réseau d’abus sur plusieurs années
Le financier new-yorkais Jeffrey Epstein, issu de la haute société, entretenait des relations avec des personnalités influentes. Pendant des années, il a orchestré un réseau d’abus sexuels impliquant de nombreuses jeunes femmes et mineures, dont il était lui-même l’auteur.
Après une première condamnation, l’affaire a été rouverte et Epstein a été de nouveau arrêté. Il est décédé dans sa cellule de prison en 2019 à l’âge de 66 ans, son décès ayant été officiellement qualifié de suicide. Sa mort et ses liens avec des personnalités fortunées continuent d’alimenter les spéculations sur une possible implication de cercles influents.