Washington – L’administration américaine a suspendu l’examen de nombreuses demandes d’immigration en provenance de 19 pays, invoquant des préoccupations de sécurité nationale après une fusillade ayant visé des membres de la Garde nationale. Cette décision, annoncée mardi 5 décembre 2023, marque un durcissement significatif de la politique migratoire américaine.
La mesure affecte les demandes de carte verte, les demandes de naturalisation et d’autres prestations d’immigration pour les ressortissants de pays considérés comme présentant un risque élevé. Parmi ces nations figurent l’Afghanistan, le Myanmar, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. L’accès est également restreint pour les personnes originaires du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.
Selon un communiqué de l’USCIS (United States Citizenship and Immigration Services – Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis), l’agence procédera à un examen approfondi des dossiers de tous les étrangers originaires de ces pays qui ont pénétré sur le territoire américain à partir du 20 janvier 2021, date de l’investiture de Joe Biden. Des entretiens supplémentaires pourraient être organisés.
Cette décision fait suite à la fusillade survenue près de la Maison Blanche, la semaine de Thanksgiving, au cours de laquelle un soldat de la Garde nationale a été tué et un autre blessé. Le suspect, un ressortissant afghan, a immédiatement suscité des inquiétudes au sein de l’administration.
« À la lumière des préoccupations identifiées et de la menace qui pèse sur le peuple américain, l’USCIS a déterminé qu’un réexamen complet, un éventuel entretien et un nouvel entretien de tous les étrangers en provenance de pays préoccupants à haut risque qui sont entrés aux États-Unis à compter du 20 janvier 2021 sont nécessaires », a déclaré l’agence.
Par ailleurs, l’USCIS a suspendu toutes les décisions en matière d’asile et le Département d’État a annoncé la suspension des visas pour les Afghans ayant collaboré avec les forces américaines. L’administration avait déjà annoncé son intention de réexaminer les dossiers de tous les réfugiés admis aux États-Unis sous l’administration Biden.
Cette série de mesures a été critiquée par certains comme une forme de punition collective envers les immigrants. Les opposants soulignent que ces décisions pourraient affecter des personnes qui ont légalement cherché refuge ou une nouvelle vie aux États-Unis.
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