Marseille est en deuil après la découverte macabre d’un adolescent de 15 ans, dont le corps calciné a été retrouvé vendredi matin dans le quartier des Arnavaux. L’enquête, confiée à la division de la criminalité organisée, privilégie la piste d’un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants, une nouvelle illustration de la spirale de violence qui frappe la ville.
Le corps de l’adolescent a été découvert au pied d’un mur décoré d’une fresque représentant des dragons et un château, a révélé La Provence. Les enquêteurs ont également constaté la présence d’une douille à proximité du corps. Selon le procureur de Marseille, Nicolas Besonne, « la victime a été tuée avant d’être brûlée ».
L’adolescent, qui venait d’avoir 15 ans, n’avait pas de casier judiciaire. Il avait été brièvement entendu par la police dans le cadre d’une affaire de menaces, puis dans le cadre d’un vol d’accessoires automobiles, mais n’avait fait l’objet d’aucune poursuite.
Une enquête a été ouverte pour « assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs ». À ce stade, aucune interpellation n’a eu lieu et les motifs précis du crime restent à élucider.
Cette découverte intervient dans un contexte de recrudescence des violences liées au narcotrafic à Marseille. Si la piste du trafic de drogue est confirmée, il s’agirait de la 17e mort liée à ce milieu à Marseille en 2025. Le meurtre survient après celui du frère d’Amine Kessaci, le 13 novembre dernier, et la mort par balles d’un jeune homme mercredi soir près de la gare.