Publié le 18 janvier 2026 à 06h00. La nouvelle série « Un Chevalier des Sept Royaumes », dérivée de l’univers de « Game of Thrones », surprend par son ton plus intimiste et son approche délibérément moins spectaculaire, privilégiant l’aventure humaine à la grandiloquence épique.
- La série se concentre sur un jeune chevalier en devenir et son écuyer, explorant un Westeros moins en proie aux conflits majeurs.
- Elle se distingue par son humour discret, ses scènes de la vie quotidienne parfois crues et son attention aux détails culinaires, fidèles à l’œuvre de George R.R. Martin.
- Peter Claffey et Dexter Sol Ansell offrent une performance convaincante dans les rôles principaux, insufflant une chaleur humaine à cette nouvelle aventure.
« Un Chevalier des Sept Royaumes » prend le contrepied des attentes des fans de « Game of Thrones » et de « House of the Dragon ». Exit les intrigues politiques complexes, les scènes de sexe explicites et la violence omniprésente. La nouvelle série HBO Max, dont la première diffusion en Norvège est prévue le 19 janvier 2026, propose un récit plus modeste, centré sur le voyage initiatique de Ser Duncan le Grand (Peter Claffey) et de son jeune écuyer, Egg (Dexter Sol Ansell).
L’histoire débute avec l’enterrement d’Arlan de Pennytree (Danny Webb), le tuteur de Dunk, qui l’a fait chevalier sur son lit de mort. Dunk, animé par le désir de participer à un tournoi, se lance alors à la recherche de personnes qui se souviennent de son mentor. C’est au cours de ce périple qu’il rencontre Egg, un jeune garçon rêvant de devenir écuyer. Leur relation, au cœur de la série, est un mélange de camaraderie, de philosophie et d’humour.
La série se déroule dans un Westeros en paix relative, entre les événements décrits dans « Game of Thrones » et « House of the Dragon ». Bien que les tensions politiques subsistent et que la menace de conflits plane, l’accent est mis sur les rencontres et les interactions entre les personnages. Les dragons, présents dans les contes et les spectacles de marionnettes, ne sont plus au centre de l’action.
Les réalisateurs, Owen Harris et Sarah Adina Smith, ont choisi une approche visuelle plus sobre, privilégiant les paysages naturels et les scènes intimistes. La série ne manque pas de moments d’action, notamment lors des joutes et des tournois, mais l’accent est mis sur la psychologie des personnages et leur évolution.
L’une des particularités de « Un Chevalier des Sept Royaumes » est son réalisme cru. La série ne recule pas devant les scènes de la vie quotidienne, parfois peu reluisantes, comme le montrent les nombreuses séquences consacrées à la nourriture, aux besoins naturels et aux préoccupations matérielles des personnages.
Peter Claffey, ancien joueur de rugby, livre une performance remarquable dans le rôle de Dunk, incarnant à la perfection la naïveté, l’honnêteté et la force tranquille de ce chevalier en devenir. Dexter Sol Ansell, quant à lui, apporte une fraîcheur et une intelligence surprenantes à son personnage d’Egg.
La série souffre toutefois de quelques longueurs, notamment dans un épisode avant-dernier où un flashback interrompt le rythme de l’action. Malgré ce défaut mineur, « Un Chevalier des Sept Royaumes » s’annonce comme une série rafraîchissante et attachante, qui saura séduire les fans de fantasy et les amateurs de récits d’aventure humaine.