Publié le 17 novembre 2025 à 19h25. Un colonel de la police militaire de l’État d’Amazonas a été relevé de ses fonctions après la diffusion d’une vidéo choquante le montrant agressant physiquement son ex-femme dans une station-service de Manaus. L’incident, survenu en juin dernier, relance les accusations de violences conjugales qui pesaient déjà sur l’officier.
- Un colonel de la police militaire de l’État d’Amazonas a été démis de ses fonctions administratives suite à la diffusion d’une vidéo le montrant agressant son ex-femme.
- La victime, Yolanda, avait déjà déposé plainte pour violences domestiques en juin dernier, ce qui avait conduit au licenciement initial du colonel.
- La vidéo, capturée dans une station-service à Manaus, montre le colonel frappant à plusieurs reprises son ex-femme au visage.
La vidéo, largement diffusée, montre le colonel Marquez, en short vert et t-shirt noir, au-dessus de Yolanda, qui tente de se débattre. Malgré sa chute, elle parvient brièvement à le repousser avant d’être ramenée au sol et frappée à plusieurs reprises. Des témoins de la scène sont visibles, mais n’interviennent pas. L’incident s’est produit le 4 juin dernier, aux alentours de 5 heures du matin, alors que l’ancien couple se disputait dans la station-service.
Selon Maître Alessandri, l’avocat de la victime, la dispute avait pour origine le refus du colonel de laisser Yolanda partir.
« La raison de la dispute était qu’elle voulait partir, mais lui pas. Les deux hommes étaient en désaccord sur comment et quand quitter la station-service, s’il fallait conduire une moto, conduire une voiture ou appeler une application de taxi. »
Maître Alessandri, avocat de la victime
Après l’agression, Yolanda a perdu connaissance et a été transportée à l’intérieur du magasin de la station-service, où elle est restée plusieurs heures avant de reprendre ses esprits vers 10 heures du matin. Une nouvelle altercation a alors éclaté, conduisant à l’intervention de la police militaire.
Yolanda affirme que les policiers présents sur les lieux non seulement ne l’ont pas protégée, mais ont également tenté de la maîtriser et de l’agresser.
« Dans cette vidéo, la police est arrivée, je crois qu’il les a appelés, ils m’ont battue, m’ont pressée avec leurs genoux et m’ont étouffée. Ils n’ont lâché prise que lorsqu’il a fait signe. »
Yolanda, victime
Elle a également déclaré avoir subi des blessures multiples et avoir publié des photos sur les réseaux sociaux, ainsi que des preuves remontant à 2022 et 2023, remises aux autorités.
En juin dernier, Yolanda avait déjà publiquement dénoncé sur les réseaux sociaux plus de dix ans de violences conjugales, expliquant qu’elle avait gardé le silence par crainte des conséquences pour sa famille.
« J’ai été battue par mon mari, la personne qui était censée prendre soin de moi et me protéger, mais il m’a détruite ! Mais cela se produit depuis 2012, et je l’endure pour ma famille. »
Yolanda, victime
L’inspection de la police militaire a confirmé la suspension administrative du colonel Marquez, la confiscation de ses armes et l’ouverture d’une enquête par le Service judiciaire et disciplinaire.
À lire aussi
