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Un ex-petit ami « très jaloux » a dit à un ami « J’ai tué Bruna » avant d’envoyer une vidéo de son corps, a déclaré le tribunal

Publié le 13 janvier 2024 21:30:00. Un homme jugé à Cork, en Irlande, pour le meurtre de la Brésilienne Bruna Fonseca, a avoué avoir commis le crime à un ami, en lui envoyant même une vidéo du corps…

Un ex-petit ami « très jaloux » a dit à un ami « J’ai tué Bruna » avant d’envoyer une vidéo de son corps, a déclaré le tribunal

Publié le 13 janvier 2024 21:30:00. Un homme jugé à Cork, en Irlande, pour le meurtre de la Brésilienne Bruna Fonseca, a avoué avoir commis le crime à un ami, en lui envoyant même une vidéo du corps de la victime, selon des témoignages présentés devant le tribunal.

  • L’accusé, Miller Pacheco, aurait d’abord nié les faits avant d’avouer avoir « étranglé » Bruna Fonseca.
  • Des témoins ont rapporté que l’accusé souriait en faisant cette confession.
  • Le procès, qui se déroule devant la Cour pénale centrale de Cork, a entendu des témoignages sur la relation tumultueuse entre la victime et l’accusé.

Le procès de Miller Pacheco, 32 ans, accusé du meurtre de Bruna Fonseca, 28 ans, le jour du Nouvel An 2023 à Cork, a été marqué mardi par des témoignages accablants. Selon le juge et le jury, l’accusé aurait contacté un ami au Brésil pour lui confier avoir tué Bruna, lui envoyant par la suite une vidéo montrant le corps de la victime.

Un témoin, arrivé sur les lieux peu après 6 heures du matin le 1er janvier 2023, a déclaré que Miller Pacheco avait d’abord affirmé : « Ce n’était pas moi », avant d’ajouter, avec un sourire selon le témoin : « Je l’ai étranglée ».

Marcella Fonseca, cousine et meilleure amie de la victime, a témoigné en détail sur la relation entre Bruna et Miller. Elle a expliqué qu’ils s’étaient rencontrés au Brésil et que Miller avait rejoint Bruna à Cork, où ils avaient brièvement emménagé ensemble. La relation, cependant, avait pris fin rapidement, après seulement trois jours, selon les témoignages.

Marcella Fonseca a raconté s’être rendue chez Miller le soir du réveillon du Nouvel An et avoir constaté que Bruna et l’accusé étaient tous deux en larmes, les yeux rouges. Elle a également remarqué que Bruna avait une petite coupure au doigt et lui avait confié un couteau.

Selon Marcella, Bruna avait rompu avec Miller, mais qu’il ne l’acceptait pas. Elle craignait que Miller ne se suicide et avait voulu lui retirer le couteau par préoccupation pour sa sécurité. Bruna lui avait expliqué que sa blessure avait été causée par Miller lorsqu’il avait tenté de récupérer le couteau.

Le tournant décisif est survenu lorsque Marcella a reçu un appel téléphonique d’un ami de Miller au Brésil, vers 6 heures du matin le jour de l’An. L’ami lui avait annoncé avec inquiétude que Bruna avait peut-être été tuée. Marcella et son amie Juliana Souza se sont alors rendues au domicile de Miller, où elles l’ont trouvé tenant un drap blanc.

« Je lui ai demandé s’il avait tué ma cousine, il a dit que ce n’était pas moi. Je lui ai demandé si tu avais tué ma cousine, comment tu as tué ma cousine ? Il a répondu, je l’ai étranglée »

Marcella Fonseca, témoin

Marcella a également témoigné que Miller lui avait demandé de rester en Irlande, lui disant qu’il souhaitait retourner au Brésil. Elle lui avait répondu qu’il devait rester pour faire face à la justice.

Juliana Souza a corroboré le témoignage de Marcella, décrivant l’état de détresse de Miller après la rupture avec Bruna. Elle a également raconté avoir vu Miller à la porte de l’appartement, tenant un drap blanc, et avoir entendu des cris et des disputes en portugais.

Un autre témoin, Lucas Leon, a déclaré avoir entendu une femme crier : « Tu l’as tuée, tu es un meurtrier ».

L’avocat de la défense, Ray Boland, a soulevé des questions sur la précision des déclarations de l’accusé, arguant qu’il avait utilisé un terme différent en portugais – « étouffé » plutôt que « étranglé » – et qu’il était sous le choc au moment des faits. Il a également affirmé que Miller ne souriait pas et qu’il était bouleversé.

Le procès, qui se déroule devant la juge Siobhán Lankford et un jury composé de sept femmes et cinq hommes, devrait se poursuivre le 14 janvier.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.